‹ Le Scandale Mousseau [microforme]Chapitre 16 sur 24 · à M. Bergeron et 8900.00 à M · texte numérisé non relu

à M. Bergeron et 8900.00 à M

De Beaufort. Qui avait donc reçu le surplus des $9,000.00 ? Si ce n’est pas le jge Mousseau, pourquoi ne pas le dire

On prétend que M. Charlebois,questionné sur cette affaire des $9,000.00 devant les commissaires, aurait dit qu'il ne se rappelait sas d’avoir fait telles déclarations et quel ajoute que s'il les avait faites, elles étaient fausses. Très bien ! :

Mu alors pourquoi n'avoir pas permis la question suivante posée à Charlebois :

Q —Jurez vous que dans cette circonsianve (l'entrevue avec M. Mathieu),vous n'avez pas inclus dans une liste fournie à M. Mathieu le nom de l'non. M. Mousseau, comme étant une des personnes ayant reçu une partie doises $9,000.00 ? ”

Et cette autre question

‘ Q—Jurez-vous que vous n’aviez “pas alors(lors de l’en‘revue avec Ma- “ thieu) fait des avances à M. Mous- “seau pour ses élections Ou autre- “ment des sommes d'argent consi- ‘ dérables ? ” tes

Et enfin ce'te autre question posée par M. Jol”, lui-même : .

“Q—Devons-nous comprendre par “vos réponses aux questions pré- « cédentes que vous n'avez en aucun « temps, après l'octroi du contrat du

“ d'argent pour un montant considé- ‘ rable,à l'acquit de M. Mousseau “ pour ses élections en rapport avec ‘ ses élections ou autrement ?”

Il nous semble que l’hon. M.. Mercier fournissait au juge Mousseau une ville occasion de nier ces paiements ou de les faire nier par M.Charlebois :

T1 ne peut y avoir de doute que si le juge ne l’a pas saisie avec empressement celte Occasion, c'est parcequ'il ne pouvait pas expliquer raisonnablement, les avances d'argent à lui faites ar M. Charlebois, sans les rattacher à la transaction des #10 000. 00.

Ce n’est pas ainsi qu'un homme innocent se défenc : s'il a la conscience tranquilte, il répond victorieusement à taules les questions qui lui sont faites et ses réponses,au lieu de l’accuser, proclament son innocence et :‘pous— sent la calommie dont il est l’objet Un dernier mot à cot égard. Le juge Mousseau prétend qu'il a blimé cette transaction du moment qu’il l’a connue, mais comment l’a-t-il blâmée ?

En continuant à fréquenter tous ceux qui y ont mis la main. Ea fermant les yeux sur cet acte frauduleux au lieu de le dénoncer, lui, procureur général, le gardien et le vengeur des lois. En favorisant M Charlebois et en lui accordant $28,000,00 pour l'installation provisoire des chambres. En Jonnant des prix exorbitants au principal coupable, à un complice dont il craignait les dénonciations et auquel il fermait la bouche, au. moyen d'un contrat plantureux et scandaleux. Et comment traite-t-il les deux autres complices M. Bergeron et M.De Beavfort ?En continuant ses relations avec eux.En les traitant toujours comme des amis intimes. En écrivant des lettres confidentielles à SON CHER JEAN.

En recevant des argents de lui,srgents dont il ne peut expliquer la proveuanCe en laissant glisser dans : son gousset ou dans ses main des billets de banque s'élevant chaque ‘fois à

& palais législatif, payé. des sommes |#100.00, Enfin en le considérant tout

)rocureur geur des lebois et ur l'insbres, En au prindont il auquel il en d’un eux, Et « autres Je Beav- )ns avec mme des lettres JEAN.

argents

prove- 8: sou billets ‘fois à nt tout

le/-«mps conime un homme digne de

l'amitié d'an PREMIER MINISTRE,

D'UN CHEF DE PARTI et d'un PROCUREUR-GENERAL !

Quant à M. Bergeron, M. Mousseau est tellement, indigné contre lui que le 12 juillet 1883 il cuauseille à M Charlebois, alors que toute la transaction lui était connue, de payer à Bergoron une somme de $300 00 à raison de services danB cette affaires, LAQUELLE SOMME M. Charlebois. DEULARE, POSITIVEMENT AVOIR ETE DONNEE EN DEDUC- TION DES $1,000.

En présence de faits comme ceuxl,la défense de M.Mousseau ne saurait tenir, devant un publie intelligent. Il y a des criminels qui ont été pendus avec une preuve de présomption bien moins forte.

Page 1