‹ Le Scandale Mousseau [microforme]Chapitre 20 sur 24 · PARTISANERIE DES TROIS COMMISSAIRES · texte numérisé non relu

PARTISANERIE DES TROIS COMMISSAIRES

Tout le monde admet que messieurs Desja:dins, Asselin et Nantel, ont fait ce qu’ils ont pu pour «empêcher la preuve, et qu’ils ont agi avec un Cynismeévoltant, mais aussi avec une maladresse incroyable. Il n’y a en cela ‘xien d'étonnant: ce: sont trois hommes sans valeur ei sans, .vergogne.

Ils ont été mis::là pour, sauver M..Mousseau, ils devaient remplir leur mission ls mesure.de. leurs . for- CÈS: 2. 5 à: ‘ -

M. Desjardins aspire depuis deux ans à être ministre ; il y aspirera toujours, et tant qu'il ne sera pas Convaincu que ses aspirations sont vaines, il servira ses maîtres dans l'espérance de recevoir son salaire.

L'année dernière, il a ennuyé la chambre pendant dix heures en faisant un pot-pourri sur les finances de la Province ; c’est un chef-d'œuvre d’insauites, qui à lui seul peut couler un homme pour toujours.

La Province a payé $1,500.00 pour ce discours et fourni du papier sufisant pendant deux générations pour les usages domestiques.

Quand le gouvernement Ross consentit à accorder l'enquête demandée par M. Mercier, après l'avoir refusée ; c'était à la condition qu'elle ne so ferait pas, et pour atteindre ce but, il a suggéré le nom de M. Dosjardins, sachant à quelle espèce d'homme il confiait l'honneur de M. Mousseau. Disons-le de suite,disons-le franchement, M. Desjardins a joué le rôle d’un valet avec un rare succès.

Quant à messieurs Asselin et Nantel, il est assez difficile d’en parler sans rire. Ce sont deux ignorants,

ui sortiront de cette enquête plus

éconsidérés qu'ils }’étaient auparavant Ils sont faits pour être Juges

comme le premier journalier venu est | nion émise sous serment par la partil} fait pour être Pape. Ils n’ont jamais | accusée. Tous les raisonnements, fus su pourquoi ils étaient députés et ils | sent-ils les meilleurs, appuyés des-pl cesseront de l’être aux prochaines élec- | fortes antorités, soutenus 0or les : pré tions, sans savoir pourqdoi ils |cédents les plus concluants étaienl l'ont été; 1ls passeront à la protérité | inutiles. Cestrois jurisconsultos dis comme deux imbéciles de premier or- | tingués étaient d'opinion que le failli dre, et ne seront quelque chose dans | du paiement ne pouvait être établi le monde que parcequ'ils ont servi | sans être rattaché immédiatement 4% leurs maîtres avec une docilité qui con- | la transaction reprochée. Devant l'if vient bien à leur caractère. M. Asse- | gnorance et la mauvaise foi, toute disil lin appartient au barreau de Rimous-|cussion doit cesser. Contentons-noud ki, et M. Nantel n'appartient à rien | de rappeler au public que M. Charlot du tont. Le premier plaide devant le | bois à été le bailleur de fonds de : M# juge Mousseau. Il devait le défendre ; | Mousseau,et que celui-ci à profité illégal: c'était dans l’ordre et son juge doit |lementdes faveurs du contracteur pu être content de lui- Le second ne plai- | blicqu’ilavait d'abord enrichi. Heureux de devant pe'sonne, mais brûlait de-|sementque l'ignorance do trois com puis longtemps du désir de défendre | missaires ne peut changer la loi, et qu quelques criminels distingués. Il | leur mauvaise foi ne peut sauver . M doit être satisfait n'ayant ;amais été | Mousseau de la condamnation porté avocat, il n’a pu comprendre qu'il était | contre lui par l’opinion publique. Lak juge. prétention de l’accesation est d'autuntié Ces trois individus ont prétendu | plus forte qu’il y a connexité comple que les argents fournis par M. Charle- | te entre la question des paiements faits bois pour les élections de M. Mous-|par Charlebois et celle de l'élection de seau étaient étrangers à la question | Jacques-Cartier. Quand MM.Mousseadh} des $10,000.00 ; et, que pour être ad-|et Charlebois écrivent à leur CHERS mis à en faire la prouve, il fallait les | JEAN il lui demandent des nouvelles. rattacher. directement à l’octroi du | de l'élection, de la contestation, :etc, contrat. C'est une nouvelle doctrine l'etc.

légale, dont ils ont le mérite de l'in-| Tout cela était lié ; et vouloir sépa vention ; n’ébant pas obligés de con- |rer ces choses maintenant, c'est pren

naitre la loi,118 avaient le droit de l’i- | dre le meilleur moyon d'empêcher la 1 LT HE . FOR preuve de se compléter. |

ous los efforts qui on aits u pour leur faire tomrsnüre la Goctrine Re PAMPEBR HT PDRRROQNR | 4 qui prévaut dans les matières de | Après avoir refusé les cautions off va fraude ont été inutiles. Ils n’ont pu |fertes par les plus bas soumisgionnai-R six comprendre qu'un homme accusé par | res, pour exiger un dépôt qui devait} rai ses créancie”s d'avoir fait un paie|être fait entre les mains du gouverne- po! ment frauduleux devait être convaincu | ment, M. Mousseau s'est engagé à.ac-E di sur là preuve du paiement lui-même | cepter une hypothèque de M. Charle-R : fai d’abord,accompagnés des circonstan-| bois, pour remplacer ce dépôt. et ver ces qui le rendaient criminel. Dans|que vaut cette hypothèque? Elleh M leur opinion, il fallait demander au | porte sur deux los, le numéro 467, et Ci

coupables de décider par un témoigna-|le numéro 468 du cadastre de. Vau-E : ai: ge s'il avait violé la loi, ét du moment | dreuil, et l'évaluation totale de, cæmR- fai que le conpable disait non, l’accusa | deux lots, faite’ conjointement avec na teur n'avait pas le droit d'aller plus|quatre autros, ne v’élève qu'à $24,000. et loin. Il devait se contentor de l'opi- Charlebois admet que les deux lots |

# hypothéqués ne forment que la moi- ‘H tié de la propriété; c’est donc une hypothèque valant tout au plus $12,- 000, acceptée pour remplacer un dé- Ni pôt en aïgent, si sévèrement exigé “+ des autres soumissionnaires ; or que le fai} Gomme dans lecas actuel le dépôt

it êt EE : ’ HE a | devait être de $18,000, l’hypothèque

“0 ne saurait donc remplacer “Va ri de avantageusement le dépôt qui À “TS devait être fait. D'ailleurs pourquoi

n'avoir pas mis les soumissionnaires M sur le même pied ? Puisqu’on accorde + à M. Charleboïs le droit de remplacer ! son dépô/ par une hypothèque, on devrait en faire autant ponr les autres. |

Mais il fallait favoriser M. Charlebois, et on l’a favorisé, tout simplement parce qu’il était le bailleur de fonds pour les élections de M. Mous-

o trois com r la loi, et qui

ut sauver M ation portés ublique. Lu

est d'autundf ‘17... È exité complelll Mais il y a plus que cela. Charlebcis

: C hypothèque la MOITIE INDIVISE de diaoute faits LÉ A lots. Quels sont ces droits de M M ion dd propriété? M. Mercier lui demande à leur CHER | combien ils sont d’associés sur cette des T propriété et son refus de répondre est

DOUTE, Mmaintenu par les trois commissaistation, ‘etc res 1..…..

Et que vaut une hypothèque sur une part incivise ?........

rouloir sépa-à t, c'est pren empêcher ll LE DECNMPTE DE VINGT POUR CENT Dans les spécifications il était dit que le gouvernement garderait vingt pour cent sur les estimations des travaux faits chaque mois, et que tous les six mois, les soumissionnaires pourraient réclamer une remise de dix

LEQUE

Cautions. of umisgionpaiqui devait

È gouverne- ur cent sur cette retenue, c'est-à- He à AC ire que sur $100,000.00 de travaux du harle- faits dans six mois de temps, le gou- E b; ot vernement retenait $20,000.00. M.

a 46 Elle} Mousseau a réduit pour favoriser: M. | pe 7) th Charlobois, cette retenue mensuelle à Ke à Vau. ‘ dix pou: cent c’est un avantage indû 9 de, Cæ "fait à l'encontre des autres soumission. ae ‘AVeCE ‘ naires en violation de la foi publique . d $24,000. et des engagements mis par écrit. eux lots M. Charlebois est de plus exempté de

ministre, {bre. Dans le témps, tout le monde 8e

Page 1