CONCLUSION
L'hon. M. Mercier avait déclaré en chambre :
10 Que, pour obtenir le contrat du Palais législatif, M. Charlebois avait promis à M. De Beaufort une somcg do $10,000.00.
20 Que, pour payer cette somme, il avait donné trois billets datés du 7 äécembre 1882.
80 Que cette somme devait être partagée également entre trois pers0n.
Re :
ss
nes : MM. Mousseau, Bergeron, député de Beauharno1s,et Jean De Beaufort.. 4
40 Que M. Charlebois a obtenu le contrat à des conditions plus avantageuses que celles qui avaient été offertes aux autres soumissionnaires.
5o Que sa soumission était de $41,000 plus élevée que celle de Levallée, le plus bas soumissionnaire, et que pour l'éloigner le gouvernoment a exigé un dépôt en argent, tandis que dans les soumissions il n’avait demandé qu'un cautionnerrent ordinare,
6o Que,pour favoriser davantage M. Charlebois, l’'hon. M. Mousseau lui a accordé des prix exorbitants pour des ouvrages faits et des meubles fournis lors de l'installation temporaire des chambres,
Tout homme raisonnable, qu'il soit £onservateur ou libéral, est invité à lire ce qui précède, er à dire 81 l'accusation de l’hon. M. Mercier n’est pas
prouvée, R |
Le parti conservateur est : gardien de sa propre dignité ;il peut passer |
l'éponge sur les tristes événements qui viennent d’êtr> rapportés, et dont le récit est appuyé sur des documents authentiques ; mais le pays est juge de ses propres intérêts et le gardien de l'honneur national. C’est à lui à porter le jugement sur cette. honteuse transaction ; c'est à lui qu'il appartient de frapper de 1x condamnation qu'ils méritent ceux qui se sont ren dus coupables du plus grand scandale dont le pays sit été lémoin depuis bien des années.
Nous demandons justice au peuple de cette province ; nous le prions respectueusement, mais énergiquement, avec tou‘ l'instance dont nous sommes Capables,—de secoaer la torpeur qui semble l’écraser depuis quelques années, d'ouvrirles yeux pour voir les turpitudes de certains hommes politiques, de prêter main-forte à ceux qui par pur patriotisme se dévouent au service d’une cause sacrée, et,dans un moment de juste indignation, de chasser tous ces misérables qui ont conduit la province sur le bord de la bauqueroute et à la ruine.
et I