‹ Le Scandale Mousseau [microforme]Chapitre 23 sur 24 · LES ROQUETS DE LA PRESSE · texte numérisé non relu

LES ROQUETS DE LA PRESSE

Certaines feuilles ont cherché à ridiculiser l’hon. ,'. Mercier et à lui mordre les talons: notre chef n’en continuera pas moins la lutte vigou-

reuse et satisfaisante qu'il fait dans|

l'intérêt public.

Un de nos adversaires, M. Thom.

White, propriétaire de la Gaxetle de Montréal, s'est prononcé le 19 juillet, de ja manière «uivante, en termes formels, sur la valeur de l'accusation portée par l’hon. M. Mercier. Parlanc de l'enquête, il disait : ‘,..........,..... 4 Mansion des vesosssoss see NOUS NE VOU- ‘“]lons pas que ce qui a été écrit dans la Gazette soit interprété comme “comportant un blâme contre l’hon.M, ‘“ Morcier,pour avoir porté son accusa- ‘tion dans la législature... ,..

#6 0000000 000100000000000000 AA LÉ Mer- ‘“cier, toutefois, a prouvé d’une ‘“ manière suffisante pour le justifier “ d'avoir porté son accusation...

4 Il y avait devant la commission ma- “ tière suffisante pour établir que M.

« Mercier, à l’époque où il avait porté ‘“ son accusation, pensait honnêtement “pouvoir la prouver. Nous aïmet- ‘‘ tons frauchement ces choses, parce ‘ qu'il importe d'app..ter aux ques- ‘ tions qui affectent l'honneur public, “tout ce qui pourrait être suggéré ‘ par l'esprit de patriotisme.”

Ce témoignage venge l’hon. M. Mercier de bien des injures qui lui sont lancées par la presse salariée,

D'ailleurs M. Mercier n'avait pas besoin du témoignage de M. White.

Qu'on lise la déposition de l’hon. M.

Laflamme ; elle dit ässez éloquemment

quelles sont les révélations qui lui ont été faites. Nous ne donnons que la déposition de M. Laflammo, pour ne pas être trop long; mais l'on voudra bien se rappeler que l’hon. M. Mercier, M.

G. W. Stephens et Arthur Boyer racontent exactement de la même manière l’entrevue du 27 avril. ,

Voici le texte même du témoignage de l’hon. M. Laflawme :

‘ Q—M. Laflamme, vous êtes avocat pratiquant en la cité de Montréal depuis un grand nombre d'années ?

‘ R—Oui, monsieur.

“Q—Vous êtes l’un des membres du conseil privé du Canada ?

“R—Oui, monsieur.

‘ Q—Voulez-vous apporter les circonstances dans lesquelles vous avez eu communication des lettres produites en cette instance, et en même temps les circonstances dans lesquelles M.

Mercier? M. Stephens et M. Boyer en ont eu communication ?

‘*Objeoté à cette question Corame ne relevant pas de la contestation devant la commission.

‘ Objection renvoyée.

‘ R—J'aurais pu préciser les dates exactement en référant à mes livres, mais je puis dire qua c'était après l'entrée faite dans la cause de Mathieu et Charlebois. Après que les journaux eurent fait mention, quelques uns des journaux,—des faits dévoilés dans cette cause-là comme étant un scandale, j'ai eu la visite de

M. DeBeaufort et de son avocat au k dossier, qui sont venus me demander }

des conseils et m'ont demandé pour agir comme conseil relativement à un procédé dans la cause, et j'ai eu depuis ce moment-là des rapports avec M, De- Beañfort relativement à ce procédé-

‘e Pendant les conversations que j'ai eues avec lui, dans les rapporis que nous avons eus ensemble, je lui de-

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mandai un jour si réellement je n'a.

vais pas moi-même lu les dépositions dans la cause de Mathieu et Charlgbois —Je lui demandai si c'était vrai que M.

ousseau avait reçu ou devait rece- Voir une certaine somme, partie du prix qui était mentionné comme devant lui revenir à lui, DeBeaufort ; il m'a dit que oui. Alors je lui ai demandé s'il aurait objection à me laisser voir ces documents-là pour ma satisfaction personnelle; il me dit:

Je n’en ai aucune ; là-dessus il me dit : “Vous comprenez, moi, dans cette affaire, je ne tiens qu’à recevoir mes trois mille trois cents et quelques piastres, soit un tiers de la somme que Charlebois devait payer. C'était bien entendu que ceci devsit m'être payé, tout le monde était d'accord là-iessus, parce que je n’ai intenté la poursuite contre Charlebois qu'après avoir épuisé tous les autres moyens pour recouvrer mon argent.” Alors je lui dis: ‘ Voulezvous me laisser voir les documents ?

Sont-ce des documents qui ont rapports exclusivement et plus particulièrement à cette transaction-là ?” 11 me dit : ‘Oui. Et en même temps ç’a rapport à l'affaire Béïque,” dont je connaissais quelque chose. Il y avait eu utle enquête sur uñe demande de desti.ution de M. Béïque et c'était une affaire parfaitement publique. Il y a des lettres de M. rgeron et d'autres personnes en rapport à “ette enquêète-là et vous verrez là-dedans les procédés, la marnière dont on s’est pris pour essayer d'obtenir la destitution de M. Béique’” Il m'a apporté les lettres, je les ai lues

pour voir quelle en était la teneur et je les luiui remises. Je lui ai demandé

s’il me permettait d'en prendre copie, il ‘me ditque oui : ‘“ Pourvu ‘que vous ne vous en serviez pas avant que j'aie réglé mes affäirés avec M

ousseau et les autres.” il prétendait même que M Chapleau s’occupait du règlement de cette affuire. Alors je

suis resté dans cette position-là pendant quelques temps ; après, il est re.

venu me trouver en me répétant enco-ré que ses opinions politiques avaient toujours été libérales ; qu'il n'avait pas d’objection du tout ädéfriler les faits qui s'étaient nassés dans cette transaction, et qu’il était ren.lu presque à la nécessité et que, ei je croyais pouvoir lui faire obtenir quelque argent pour ces documents-là et nour la narration fidèle et exacte des faits, il n’avait pas d’objecticn du tout à meles transférer. Je n'avais pris communication de ces documents que superfitiellement,ie n'avais pris aucune note ; je lui dis ceci : “Je ne connais que quelques amis ici qui pourraïent prendre intérêt dans l'affaire, et si vous voulez me permettre de com-muniquer ces documents-là à ces amis, et s'ils jugent qu'ils sont à sez d'importance pour être divulg 63 et pour faire la matière d’une acc sation sur la vente “’un contr1:, alors je leur demanderai Ce qu'i 4 peuvent vous donner. ” Et je di demandai à quelles conditions il voudrait donner Ces documents ; il m’a dit :‘Moi, je tiendrais À avoir huit cents plastres si c'était poshible, au moins à faire escompter un billet.” Car il déclarait que le derni2r de ses billets qui était partie de la considération que Char’ebois s'était engagé à lui donner pour: l'obtention du contrat, n'était pas encore échu.

Alors je lui di communiqué le nom de ceux à qui je voulais montrer ces documents ; je lui ai dit : ‘‘Jene veux rien faire sans votre assentiment; si vous me le permeitez, je comin niquerai ces documents à l'honorabie M Mercier, à M Géorge Washington Stephens et à M Arthur Boyer.” [minédiatement après, quelqués jours après, j'ai rencontié M Mer-

cier, je lui ai communiqué les: faits

que j'avais en ma possession ,....ou avant ceta:piulôt, il m'a remis les , pa--

piers et je: devais réantr deux ou :

aug. 34,

bois amis pour leur montrer ces pa-

piers ; et à cette séance, j'avais invité M Geoffrion eture coupe d'autres amis qui ne se sont pas 1endus. Alors je lui ai remis les lettres... il les a laiséées en ma possession pendant une couple de jours PATTES Je lui a1 vemis les lettres en lui disant que je n'avais pas réuni lesamis dont je lui avais parlé, etc'est alors qu’il m’a demandé si je ne pouvais pas lui faire escompter un billet pour lui procurer la somme de huit cents p'aslres; —total ‘dont il avait sbsolument besoin, — disant méme que c'était pour payer son loyer. Je lui mentionnai le nom de ces messieurs, c'est-à-dire de MM. Mercier, Stephens et Boyer.J'’ai invité ces messieurs.ils se sont rendus à ma mai-on vers midi et ils ont commencé là, en présence de M.

DeBeaufort, le déploiement de la liasse de documents en ouestios. M. De- Beaufort donnait des explications au fur et à nesure que les lattres en réquéraient. S'il y avait unelettre qui demandait quelques explications, on lui demandait : ‘‘ Voulez-vous nous dire à quoi ceci se rapporte?” Et il nous donnait les explications qu'on lui demandait, C'est là ce qui s’est passé.

Vers deux heures de l'après-midi, je crois, M. Boyer était obligé de s’absenter,vers deux outrois heures il a laissé ; M.Stephens avait à laisser pour Québec, ilest parti et il n’est pas revenu dans l'après-midi. Mais le soir ils sont revenus, mensieur De Beaufort était là, il a offert même de laisser les papiers.

Voilà tout ce dont je me rappelle.

C'était purement et simplement une

affatre dans l'intérêt du public. Ce|m

que nous voulions établir, c'était qu'il avait eu une vente d’un contrat pulic ; et non seulement d'un contrat, mais d’autres encore dont il était question.

‘ Q—Eh, bien ! les lettres qui vous ont été montrées, qui ont été montrées

plus tard aux messieurs Slephens,

Boyer et Mercier avaient-elles rap-

port directement. avec la procédure pour laquelle vous étiez conseil commeavocat?

* R—Aucunrapport.aucun rapport.

La procédure dans laquelle j'étais cous-il mme avocat était purement et simplemsnt la pourtuite contre Charlebors. Il s'agissait de savoir s'il y avait bonne et valable considération. On avxit fait une requête en désavsu, désavouant les avocats de M.

Charlebois qui avaient agi d’abo:

dans cette «ffaire ; c'était sur ce désaveu que j'étais conseil et ces lettres- Jà n'avaient aucun rapport quelconque

cause publique.

+ D— Vous rappelez-vous, monsieur Laflamme, qu'il y a eu une première entrovue un dimanche après-midi, mais qu'elle a été très-courte vu que monsieur Boyer était obligé de partir pour un petit voyage ?

‘ R—Oui.

‘“Q—Vous rappelez-vous que vers sept heures du soir l'entrevue ou la séance a recommencé et que c'est durant la soirée que les lettres ont été examinées ?

‘ R—Oui,

‘Q—Vous rappelez-vous que monsieur Mercier a pris des notes en présence de monsieur De Beaufort ?

‘ R—Oui.

‘ Q—Vous rappe!ez-vous,M.Laflamme, si dans le cours de la soirée, après l’arrivée des chars de Québec,

, Stephens, ayant décidé de ne pas se rendre à Québec, est revenu ?

‘ R—Oui, il me semble.

‘6 Q—Y a-til eu de votre part, ou de là part de M. Mercier, de M. Stephens ou de M, Boyer, aucune promesse. de faite de ne rien dévoiler ?

*&R—11 n'en a pas été question du tout.

‘ La seu'e question dont il s'agis-

oyens

onsieur

que vers ou la est duont #té

ue mon- . pré-

Laflamsoirée, Québec, pe pas DAS

t, ou de Lephens se. de tion du

il s'agis-

rvir Ja

sait là pour M. DeBeaufort, c'était d'obtenir, si c'était possible, l'escompte de son billet. Et M. Stephens l’a laissé sous l'in.vression qu'il le ferait si la chose était possible. Quant à avoir fait aucune déclaration, que rien ne serait dévoilé sous aucune condition je n'ai jamais entendu par] r de cela. Et M. De- Beaufort était À présent ; il entendait

«vue l’on disu.i il suggérait même quelque chose ds1.- deux ou trois r1rconstances. Je ne ::1is pas si C'est M.

Mercier ou moi, nous avions be vin d’une lettre que nous ne trotvions pas et 1. DeBeautort s’est mis en frais de chercher cette leitie pour nous aider.

‘6 Q—Vous rappelez-vous qu'il a offert une déclaration solennelle ou assermentée ?

R—Ceoci;il l’a fait à plusieurs reprises.

car Je lui aidit que les lettres n'avaient aucuue valeur possible comme chef d'accusation à moins qu'elles ne soient expliquées. Dans ces lettres on parle du premier ami; je lui ai dit qu’il était nécessaire que quelqu'un explique ce que l’on entendait par ce premier ami. Par exemple, Ja préparation du contrat que M. Mousseau, je lui disais que c'était encore une chôse qu'il fallait expliquer, et il m'a dit qu'il était prés à établir cola.

Q—I1 a offert sa déclaration ?

R—I1 a offert sa déclaration.Il me semble qu'ila expressément dit 1à qu'il était nécessaire qu'il fit une dé- Claration sous serment et que nous lui avons demanéé s'il était prêt à jurer -Cela,et il nous a laissés sous l’impres- +0 que oui, que c'était incontesta- “‘DI6 ,

4Q—Maintenan't monsieur Laflamme, vous rappoelez-vous qu'il a été question d’une somme de huit, cents piastres comme étant le montant approximatif que M. Mousseau avait regu sur s0n tiers ?

“R-—I1 nous a mentionné une cer- 4aine somme qu'il avait payéo.Il avait

un état de ce qu'il avait payé à M.

Mousseau et il nous a communiqué et état qui se com it de différentes sommes ; et je crois, en autant que je puis me rappeler, que lo chiffre total de ces sommes s'élovait à huit cents piastres | avait payées à M.

Mousseau sur les premiers argents requs deM, Charlebois, Il me semble qu’il avait payé à M. Dumaine certaines sommes pour des comptes de voitures jy: ur les élections ; et je ne sais .

pas, je 1: : pourrais pas assurer s’il n’a pas dit qu’il avait envoyé de l'argent à M. Mousseau.

4 Q—Mais ce montant, ou ces différents montants qu'il mentionnait étaient-ils déclarés par wi avoir été payés en acompte du tiers que l’hon.

. Mousseau devait recevoir ?

‘ R—Certainement. C'était là ce que nous voulions savoir. Je n'aurais pas voulu engagor aucun de nos amis à formuler aucune accusation sans avoir des preuves aussi certaines que celleslà. Pour ma part, si quelqu'un. avait voulu porter une accusation comme celle-là sans avoir des preuves positivos, j'aurais essayé à empêcher cela.

‘“ Q—Mauntenant, avez-vous, ,, en aucun temps, été dépositaire de. ces documents en votre qualité d'avocat consulté par une des parties ?

R—Non,jamais.”

OR

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