LE PAIEMENT
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qu’ils ont pu s'entendre d'avance, et confronter leurs témoignages et leurs dires réciproques,
Toutefois les histoires qu'ils font
les dénoncent, et en suppléant à leurs réticences, et en lisant leur correspondance, leurs lettres et leurs télegrammes, on arrive, malgré eux, à comprendre toute cette hon teuse transaction, Si on ajoute à cel a leurs déclarations antérieures, soit sous serment ou autrement, on arrive à la conclusion tristement inévitable, que le premmer ministre de la province de Québec : vendu un contratet qu'il a partagé avec deux compères le prix de la vente.
“ Ainsi par exemple, M. DeBeaufort affirme que, dans deux occasions différentes, il a donné à M. Mousscau deux sommes de $100.00. Une fois, IL LUI À GLISSE cotte somme DANS LA MAIN et une autre fois DANS LA PO- CHE DE SON HABIT, SANS LUI DIRE POURQUOI ET SANS QUE M.MOUSSEAU NE DEMANDAT AU- CUXNE EXPLICATION, naturellement aucun reçu ne fut pris et M. DeBeaufort affirme QU'IL NE DEVAIT ALORS AUCUN ARGENT AU PREMIER MINISTRE ET QUE CES SOMMES NE LUI FURENT JA:
MA1S REMISES ET QU'IL N’EN FUT JAMAIS QUESTION, DEPUIS CE TEMPS-LA, ENTRE EUX.
D'un autre côté, Adolphe Mathieu, écr., avocat de Montréal, le frère du demandeur dans la cause dont nous venons de parler et qui est l'avocat du dossier, un conservateur dévoué quand m me aux intérêts de 80 : parti, expli:
que que, quand il fut cl'tgé par ou frère de de-nander le pair'..cnt du billet dé $3,000.00, à M. Cluriebois celui l'intorma QU'IL AVAIT DEJA PA- YE AU DELA DE $89,000.00 A LIFFERENTES PERSONNES, et
ue pour justifier cette prétention
harlebois mit au crayon des notes, constatant le montant des paioments
faits et lui donna VERBALEMENT LES NOMS DECES PERSONNES.
Quant M. Mercier voulut faire dire cos noms devant la commission, l’avocat Ce M. Mousseau s’y opposa de toutes ses forces et réussit à empêcher que les noms fussent donnés. Et quand la question suivante fut posée à M. Mathieu, l'hon. M. Lacoste, l’ayocat de M. Mousseau, s’y objects :
‘4 N’est-il pas vrai que,parmi les noms à vous ainsi donnés, se trouvait celui de l’hon. M. Mousseau, pour une somme d’audelà de $3,000.00?”
Or M. Mousseau AVAÏIT TOUT INTEÉRET DE LAISSER REPON-.
DRE A CETTE QUESTION, d'une | manière NEGATIVE, si la réponse devait être dans ce sens-là. Et il ne le permit pas!
C'était dans le mois de juin ou de juillet 1883, c'est-à-dire au moins six mois avant le paiement du billet de 83,000. Ii est donc bien évident qu'à | cette époque, Charlebois prétendait |
avoir payé une somme de $9,000 sur
les $10,000, et vomire le billet de ‘1 85,000 n'était pas encore ëéchu, la conséquence naturelle et logique est !
que sur $5,000 échues alors,, Charle- |&
bois en avait payé $9,000; c'est ce |
que la commission n'a pas voulu 6a- :
voir.
Mais puisque M.Cbarlebois,dans son # témoignage, affirme que tout ce qu'il
avait paye à cette époque-là était envi- ron $1,000 à Bergeron et $800 à $900 À à De Boanfort, la balance des $9,000
avai done é € , :yée à d'autres? Quelles sont ces autres personnes ? aucun autre now ut celui de l’hon.M.Mous-
| seau n’est do: né; c'est donc lui qui avait reçu 1‘c'te balance, puisqu'on |
empêche M. Mathieu de donnnr Jsa noms et monta: .
Comme on l'a pr. endu, si ces sommes avaient été payées légalement et honnêtement à d'autres personnos qui
|ne pouvaient pas être compromises | par le témoignage de M. Mathieu, à