LEMENT SONNES
faire dire sion, l'aVOosa de touempêcher onnés. Et fut posée à ste, l'avoy objecta :
n1 les noms avait celui A} UNC SOM-
IT TOUT , REPON-.
ON, d'une la réponse , Et il ne le
Jin ou de moins six x billet de vident qu'à
prétendait |
69,000 sur le billet de re échu, la logique est
c'est ce voulu sa-
ois,dans son outce qu'il
ors,, Charle- }
-là était envi- # $800 à $900 *
erSsOnn08 qui compromises Mathieu,
4 l'hon. M. Moussoru se serait empresse
4 d'en laisser faire la preuve, afin de | faire éclater son innocence,
1l a plus que cela ; si M. Mousseau Sal reçu ces argents D'UNE MANIERE NON COMPROMETTANTE POUR LUI, il avait tout intérêt à en laisser faire la preuve pour se justifier, et son refus de permettre au témoin de
H faire convaitre ces détails et ces paie- {ments constitue contre lui une pré-
somption irrésistible qui l’écrase dans Fran publque.
.Charlebois, interrogé au sujet de cette entrevue, en admet l'existence,
#mais déclare ne pas se rappeler avoir Efourni cette liste de noms.
L'affirmatior de M. Mathieu, n'é-
ftant pas contredite, est donc vraie ?or,
si cela est vrai, qui pouvait recevoir Sces $9,000 à part MM. Bergeron et De Beautort, si ce n’est M. Mousseau lui-même ?
Rien n’est plus clair, puisque ayant fune assez bonne occasion de permet- (tre à ses amis de dire qu’il n'avait rien freçu de Charlebois, M. Mousseau refuse par sos objections de permettre aux témoins de tout révéler et de proclamer à haute voix son innocence | ® Quand on demande à M. Mousseau Mui-même de dire QUELLES SOM- MES D'ARGENT CHARLEBOIS LUI À PAYEES, OÙ A PAYEES A SON ACQUIT POUR LES ELKC- IONS OÙ AUTREMENT, IL RE FUSE SYSTEMATIQUEMENT de pondre à une question aussi combromettante, Fourquoi ?
E De deux choses l'une: ou il n'avait Mien reçu, ou il avait reçu quelque
1} Dans le premier cas, il avait tout htérêt à permettre à Charlobois d'atrmer qu'il n'avait rien donné, S'il Vait reçu quelque chose, il avait tout itérêt encore à laisser expliquer los iroonstances et pormettre aux té Moins de dire que ces sommes, à lui yées, étaient étrangères à la tran
tion, que ces sommes lui étaient
dûes légitimement et pour des choses n'ayant aucun rapport avec la vente du contrat.
Quané on demande à M. Mousseau de dire si Charlebois était un libéral désapprouvant la politique des conservatours, il refase encore de répondre.
Il fait la même chose quand on lui demande s’il ne sait pas que Charlebois a avancé des sommes considérables pour l'octroi du contrat et pour assurer son élection dans le comté de Jacques-Cartier.
Si M. Mousseau ignorait ces paicments, faits par Charlebois; ou s'il était en état de les expliquer d'une manière satisfaisante, pourquoi n’en permettrait-il pas la preuve, soit de sa propre bouche, soit de celle de Charlebois? c'étaitio seul moyen de faire éclater son innocence et d'écraser ses calomniateurs. Il n’a pas voulu parler, et n’a p2s voulu laisser parler les autres témoins ; c'est donc qu'il avait certaines choses à cacher, certaines choses ayant quelques Ge ports avee cette atfaire des $10,000.
Autrement il eut fait tout connaitre afin de se justifièr et de détruire la pénible impression causée par cet amas de circonstances qui lui sont si défavorables.
Le juge Mousseau, enfermé dans nn cercle de fer, n'avait qu'un moyen de le briser, s’il était réellement innocent : c'était de laisser connaitre tous les détails de cette transaction, de les mettre devant le pays, s:ns réticence, sans objection, sans arrière-pensée, pour faire servir le tout à sa justification pleine et entière.
Ne l'ayant pas fait, il admet sa propre turpitude, 1l confesse jugement, ob ne pourrait maintenant échapper à la condamnation qui l'attend quen ouvrant la bouche aux témoins et en s'expliquant luf-mime,de la manière la plus entière possible.
Un premier ministre, dans un
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Clrconstance semblable, s’il est réeliement innocent, doit laisser faire toute la preuve, et n'ayant rien à craindre des révélations faites par ses propres amis, il les met en entier devant le pays, afln de triompher plus facilement et d'écraser ses accusateurs.
Ya-tilun homme possédant tout son bon sens, qui ne dira pas avec nous que l2 voile jeté par M. Mousseau sur les détails mystérieux de cette transaction est destiné à couvrir les turpitudes des coupables ?
c’est la conclusion que le publie a déjà tirée de tous ces faits compromettants, de toutos ces réticences criminelles,de tous ces offorts désespérés faits pour étoutfer l'enquête et empêcher la vérité d'arriver devant le pays.
Il n'y a qu’une opinion 4 cet égard, et tout le monde proclame bien haut que les commissaires, MM. Desjardins, Asselin et Nantel, en empêchant cette preuve, ont rendu le plus mauvais service possible à leur protégé,M, Mousseau, Et s'ils l'ont fait,c’était parce qu'ils Convaissaient les circonstance3 compromettantes dans lesquelles des sommes d'argent ont été avancées par un contricteur pablic, pour le profit et l'avantage du premier ministre. S'il avait su que cetle preuve, que la révélation de ces détails iraient à ia justification de M.
Mousseau, , il se sorait fait uu dovoir agréable de les lisser arriver devant le public. C'était le seul moyen de giuver le parti conservateur, et d'effacer la honte de cettre transac:
tion que les cirronstances dénoncent avec toute l’éloquence des faits mis devant le pays.
Jautile d'insister davantsge, Charle bois a payé audelà de $12,000 pour avoir un contrat ; il ne justifie l’emploi que de $4,000 à $5,000;qui a eu la reste ? celui qui devait le recevoir.
Il ya trois complices, il est prouvé que deux ont reçu leur part Qui a reçu la troisième part, si ce n’est le traisième complic:: le juge Monsseau
lui-même ? Puisqu'il a empêché la preuve qui pouvait établir qu'il n'a-
vait rien reçu de Charlebois,c'est qu'ila. à
reçu Sa port.