‹ Le scepticisme de Pascal (volume 2)Chapitre 13 sur 14 · S LE SCEPTICISME · texte numérisé non relu

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un déttfm méchant, ou à l'aventure, il est en cloute si 068 \n ïiu ipeg nous sont donnés ou véritables, ou faux ou incertains, selon notre origine. De plus, que personne n'a d'assurance, hors de la foi, s'il veille ou s'il dort, vu que durant le sommeil on croit veiller aussi fermemenl que nous faisons; on croit voiries espaces, les ligures, les mouvements; on sent couler le temps, on le mesure, et enfin on agit de même qu'éveillé; de sorte que, la moitié de la vie se passant en sommeil, par notre propre aveu, où, quoi qu'il nous en paraisse, nous n'avons aucune idée du vrai, tous nos sentiments étant alors des illusions, qui sait si cette autre moitié de la vie où nous pensons veiller n'est pas un autre sommeil un peu différent du premier, dont nous nous éveillons quand nous pensons dormir1?» Ces deux objections reviennent à dire que la raison humaine est obligée de supposer sa légitimité naturelle. Jusqu'ici Pascal suit Descartes ; mais dans un morceau distinct des Pensées et bien connu sous le titre de Réflexions sur la géométrie en général, dans l'édition de Bossut , et de Y Esprit géométrique dans celle de M. Havet 2, il s'enfonce dans le problème de la légitimité de la raison humaine et y laisse sa trace.

Pascal commence par célébrer la géométrie comme la reine, comme le modèle des sciences. Sa beauté, sa force, c'est qu'elle définit tout, excepté un petit nombre de termes très-simples, et prouve tout, excepté un petit nombre d'axiomes très- clairs. Mais voici

1 Pensées, art. vm, 1. ■ P. 440 et suiv.

que, creusant son idée, il conçoit une méthode encore plus éminente et plus accomplie. Par malheur, les hommes ne saiwaient jamais y arrive?' ; car ce qui passe la géométrie nous surpasse. Quelle est donc cette méthode? Elle consiste à définir tous les termes et à prouver toutes les propositions. Pourquoi cette méthode est-elle absolument impossible? C'est que, dit Pascal : « Il est évident que les premiers termes qu'on voudrait définir en supposeraient de précédents pour servir à leur explication, et que de même les premières propositions qu'on voudrait prouver en supposeraient d'autres qui les précédassent; et ainsi il est clair qu'on n'arriverait jamais aux premières. Aussi, en poussant les recherches de plus en plus, on arrive nécessairement à des mots primitifs qu'on ne peut plus définir, et à des principes si clairs qu'on n'en trouve plus qui le soient davantage pour servir à leur preuve. D'où il parait que les hommes sont dans une impuis sance naturelle et immuable de traiter quelque science que ce soit dans un ordre absolument accompli1. » Qu'y a-t-il sous cette argumentation ? Au fond peu de chose. Il y a une chimère et une contradiction. Ne confondez pas deux choses : l'idéal et la chimère. Rien de plus sacré que l'idéal, on ne fait rien sans lui. Rien de plus dangereux que la chimère. L'idéal, c'est ce qui ne peut être atteint, mais ce dont le réel peut s'approcher de plus en plus. La chimère, c'est ce qui est impossible, ce qui est contraire à la nature des choses.

* Tensées, p. 444.

Hé bien ! ce que Pascal appelle Vordre absolument accompli^ ce n'est pas un idéal, c'est une chimère. Ce prétendu ordre implique contradiction. Dieu môme remonte à des termes simples et à des axiomes évidente. Tout définir, c'est nier la définition. Tout vouloir démontrer, c'est rendre la démonstration impossible. Maintenant, est-ce une faiblesse, un vice de la science humaine de partir de données simples, comme la notion de retendue, ou de principes comme ceux-ci: le tout est égal à la somme de ses parties. —2 et 2 font i. — A = A? Certainement on ne peut prouver que A = A. Mais qui en doute, qui peut en douter, qui peut en demander la preuve? Il est clair que celui qui en vient à douter que A — A, si cela est possible, a été conduit à se défier de la raison par d'autres motifs que l'impossibilité de prouver que A = A. La question est donc reportée sur un autre terrain, le terrain des antinomies. Là est le débat sérieux. Pascal, au surplus, se contredit lui-même, en voici la preuve : «On trouvera peut-être étrange, dit-il plus loin, que la géométrie ne puisse définir aucune des choses quelle a pour principaux objets : car elle ne peut définir ni le mouvement, ni les nombres, ni l'espace... Mais on n'en sera pas surpris, si Ton remarque que cette admirable science ne s'attachant qu'aux choses les plus -impies, cette même qualité qui les rend dignes d'être ses objets les rend incapables d'être définies; de sorte que le manque de définition est plutôt une perfection qu'un défaut parce qu'il ne vient pas de leur obscurité, mais de leur extrême évidence, qui est telle qu'encore

qu'elle n'ait pas la conviction des démonstrations, elle en a la certitude...

« D'où l'on voit que la géométrie ne peut définir les objets, ni prouver les principes, mais par cette seule et avantageuse raison que les uns et les autres sont dans une extrême clarté naturelle, qui convainc la raison plus puissamment que le discours. Car qu'y a-t-il de plus évident que cette vérité qu'un nombre, tel qu'il soit, peut être augmenté : ne peut-on pas le doubler '?... » La contradiction est palpable. D'où vient donc que ce grand dialecticien est pris ici en flagrant délit de contradiction? Voici, je crois, la vérité : Pascal est un raisonneur incomparable, mais il est passionné. Il a, dit sa sœur Gilberte, V humeur bouillante. C'est une âme de feu, c'est une imagination toujours allumée. Or, ces dispositions qui font les grands et éloquents écrivains empêchent quelquefois qu'on ne soit un grand philosophe. Pascal a deux passions : l'amour de la géométrie, la haine de la philosophie. Quand il veut opprimer la philosophie, il se sert d'arguments qui renversent tout, même la géométrie. Alors la passion de la géométrie lui revient, et il veut la sauver du naufrage. Mais pour la sauver, il se noie. N'en triomphons pas trop fort. Prenons plutôt garde de faire comme lui. Ne soyons pas sans passion ; mais donnons à la raison le gouvernement de nous-mêmes : obéir à la raison, aimer la raison, c'est la devise du vrai philosophe.

Pascal n'a pas seulement entrepris d'ébranler les

J Pensées, p. 449 et iol.

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bases psychologiques de la connaissance, il a aussi des arguments contre les principes de la morale el de la religion naturelles. OiTil ait nié ridée de la justice, c'est un point aujourd'hui incontestable. Les textes sont formels. On nYsl embarrassé que du choix. La justice est affaire de mode : « Gomme la mode fait l'agrément, aussi fait-elle la justice. — La justice est ce qui est établi ; et ainsi toutes nos lois établies seront nécessairement tenues pour justes sans être examinées, puisqu'elles sont établies1.» La justice varie avec les climats : ce On ne voit presque rien de juste ou d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climats» La justice s'identifie avec la force: « La justice est sujette à disputes : la force est très-reconnais» sableet sans dispute... Ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste... On appelle juste ce qu'il est force d'observer 3... » De là la théorie du despotisme : « Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et que la paix fût , qui est le souverain bien. — De là vient le droit de Tépée; car l'épée donne un véritable droit4... » De là la négation du droit de propriété et une sorte decommunisme : « Ce chien est à moi, disaient ces pauvres enfants; c'est là ma place au soleil; voilà le comiiji noenienl el l'image de l'usurpation de toute la terre.

' Pensées, art. VI, 5, 0.

« Ibid, III, 8.

3 Ibid. VI,' 7-8.

; Ibid. VI, 7, l'A) et la note.

— Sans doute l'égalité des biens est juste *. » Ces textes sont bien connus. Voici sur quoi j'appelle l'attention : c'est l'explication que donne Pascal de l'origine des idées de justice, de droit, de propriété. Ici , il a laissé sa trace, et nous la retrouverons tout à l'heure en discutant ses vues sur l'existence de Dieu.

Selon Pascal, l'habitude est un des plus puissants ressorts de la vie humaine. Il a trouvé cette idée un peu partout, notamment dans Montaigne , mais il se Test appropriée. Voici un passage où il y a certainement beaucoup de vérité, beaucoup d'observation : « ... Car il ne faut pas se méconnaître, nous sommes automate autant qu'esprit , et de là vient que l'instrument par lequel la persuasion se fait n'est pas la seule démonstration. Combien y a-t-il peu de choses démontrées ! Les preuves ne convainquent que l'esprit. La coutume fait nos preuves les plus fortes et les plus crues ; elle incline l'automate, qui entraîne l'esprit sans qu'il y pense. Qui a démontré qu'il sera demain jour, et que nous mourrons? et qu'y a-t-il déplus cru? C'est donc la coutume qui nous en persuade; c'est elle qui fait tant de chrétiens, c'est elle qui fait les Turcs, les païens, les métiers, les soldats, etc. Enfin , il faut avoir recours à elle quand une fois l'esprit a vu où est la vérité, afin de nous abreuver et nous teindre de cette créance, qui nous échappe à toute heure; car d'en avoir toujours les preuves présentes, c'est trop d'affaire. Il faut acquérir une créance plus facile, qui est celle de l'habitude, qui, sans violence, sans art, sans argument nous fait croire

1 Pensées VI, 7, oO.

les choses, el incline toutes nos puissances à celio croyance, en sorte que notre âme y tombe naturellement. Quand on ne croit que par la force de la convie'^

lion, et que l'automate esl incliné à croire le contraire, ce n'est pas assez. I! faut donc faire croire nos deux pièces : l'esprit, par les raisons, qu'il suffît d'avoir vues une fois dans sa vie; et l'automate, par la coutume, et en ne lui permettant pas de s'incliner au contraire. Inclina cor meum, Deus1. » Ce que Pascal appelle ici V automate, c'est ce qu'il appelle ailleurs la machine, expression qui lui est familière, idée qui sans cesse revient dans les Pensées, Nous la retrouverons tout à l'heure; mais en ce moment remarquez que Pascal, dans ce passage, admet deux principes : Nous sommes automate autant qu'esprit. Bientôt il exagérera sa théorie et supprimera l'un des deux principes : « La coutume fait toute l'équité, par cela seul qu'elle est reçue; c'est le fondement mystique de son autorité2. — Montaigne a tort : la coutume ne doit être suivie que parce qu'elle est coutume, et non parce qu'elle soit raisonnable ou juste 3. » Non-seulement la coutume est un principe considérable, un principe qui vaut par lui-même, mais ce principe embrasse et explique tout ce qu'on appelle principes naturels, instincts, idées innées, « Qu'est-ce que nos principes naturels, sinon nos principes accoutumés? Et dans les enfants, ceux qu'ils ont reçus de la coutume de leurs pères, comme

1 Pensées, art. X, 4* 1 Ibid. III. s.

8 IbkL W 10.

la chasse dans les animaux? Une différente coutume en donnera d'autres principes naturels... Les pères craignent que l'amour naturel des enfants ne s'efface. Quelle est donc cette nature sujette à être effacée? La coutume est une seconde nature qui détruit la première. Pourquoi la nature n'est- elle pas naturelle? J'ai bien peur que cette nature ne soit elle-même qu'une première coutume, comme la coutume est une seconde nature *. » Ainsi, il n'y a pas de nature. Pourquoi? C'est que la nature primitive de l'homme a été corrompue par le péché originel. De cette nature il ne reste rien. C'est à la grâce seule à tout réparer.

Vous comprendrez maintenant le scepticisme de Pascal en matière de religion naturelle. Il rejette les preuves physiques de l'existence de Dieu. Il se moque de ceux qui s'en servent : « Eh quoi ! ne dites-vous pas vous-même que le ciel et les oiseaux prouvent Dieu ? — Non. — Et votre religion ne le dit-elle pas? — Non. Car, encore que cela est vrai pour quelques âmes à qui Dieu donne cette lumière, néanmoins cela est faux à l'égard de la plupart 2. » Il rejette aussi les preuves métaphysiques : « Les preuves de Dieu métaphysiques sont si éloignées du raisonnement des hommes et si impliquées, qu'elles frappent peu; et quand cela servirait à quelques-uns, ce ne serait que pendant l'instant qu'ils voient cette démonstration, mais une heure après,, ils craignent de s'être trompés3. » On pourrait

1 Pensées III, 13.

8 Édit. Havet, Appendice, p. 533.

3 Pensées X, 2.

hésiter s'il d '\ ayait que ce passage. Mais en voici un autre où Pascal dit nettement sa pensée : «Nous ne connaissons ni l'existence, ni la nature de Dieu, parce qu'il n'a ni étendue ni bornes. Parlons maintenant selon les lumières naturelles. S'il y a un Dieu, il est infiniment incompréhensible, puisque, n'ayant ni parties ni bornes, il n'a nul rapport à nous : nous sommes donc incapables de connaître ni ce qu'il est, ni s'il est1. » Que faire dans cette ignorance? Pascal s'avise ici d'un argument nouveau, lequel nonseulement prouvera Dieu, mais ramènera du doute absolu à la religion la plus exacte. Cet argument, qui va faire sortir du sein d'un sceptique un chrétien accompli, Pascal remprunte au calcul des probabilités qu'il venait de découvrir. C'est un principe de ce calcul que pour qu'un jeu soit raisonnable, il faut que la grandeur du gain soit proportionnée aux. chances de perte. Si le gain est très-considérable, on peut risquer des chances de perte en proportion. Or, la vie humaine est un jeu. Celui qui vit en chrétien parie pour Dieu et le paradis. Celui qui vit en athée parie pour le néant. Quel est le pari le plus raisonnable? Le chrétien donne sa vie ; mais avec la chance d'avoir une éternité de bonheur. Quelle chance? Chance égale de perte et de gain. Car la raison ne sait rien de l'avenir, et il y a autant de chance pour la vie éternelle que pour le iant Donc le pari est excellent. L'athée parie pour le néant. Mais il a contre lui la chance de la vie éternelle,

c'est-à-dire d'une éternité de malheur. Chance égale de perte et de gain. Donc pour conserver un hien fini, il risque un mal infini. Son pari est détestable. Pascal est euchanté de cet argument. Il fait voir que s'il n'y avait que deux, trois, quatre vies humaines à gagner, il faudrait parier. Or, il y en a une infinité. Donc le pari est infiniment avantageux. On lui objecte que le mieux est encore de ne point parier; car enfin celui qui parie court un risque. Il répond : // faut parier, vous êtes embarqué. C'est sur ce point que j'attaquerai le raisonnement de Pascal, car c'est le point fondamental. Je dis que la position du problème est fausse. Pascal ne connaît que deux positions : être chrétien, parier pour Dieu; — être athée, parier pour le néant. Mais on peut n'être ni chrétien catholique et janséniste, ni athée. On peut être protestant. On peut avoir des doutes sur le christianisme, et en attendant vivre selon la morale et la religion naturelles. De plus, l'argument de Pascal, s'il était bon, pourrait servir à un bouddhiste et àunmahométan. Si vous vous adressez dans l'homme à l'intérêt, au pur intérêt, à l'amour de la félicité, le paradis mahométan aura plus de partisans que le paradis catholique ; le mystique bouddhiste aimera mieux le Nirvana que votre paradis.

Voltaire fait une autre objection très-sensée et trèsforte : c'est qu'on ne croit pas à volonté, c'est qu'il ne suffit pas d'avoir intérêt à croire pour croire en effet : « Vous me promettez l'empire du monde si je crois que vous avez raison : je souhaite alors de tout mon cœur que vous ayez raison; mais jusqu'à ce

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que nous me l'ayez prouvé, je ne puis vous croire. Commencez, pourrait*- on dire à M. Pascal, par convaincre ma raison *. » Pascal avait prévu l'objection. Voici comment il y répond : « Je le confesse, je l'avoue. Mais encore n'y a-t-il point moyen de voir le dessous du jeu? — Oui, l'Écriture et le reste, etc. — Oui, mais j'ai les mains liées et la bouche muette; on me force à parier et je ne suis pas en liberté ; on ne me relâche pas, et je suis fait d'une telle sorte que je ne puis croire. Que voulez-vous donc que je fasse ? — Il est vrai . . . Apprenez de ceux qui ont été liés comme vous, et qui parient maintenant tout leur bien; ce sont gens qui savent ce chemin que vous voudriez suivre, et guérissent d'un mal dont vous voulez guérir. Suivez la manière par où ils ont commencé; c'est en faisant tout comme s'ils croyaient, en prenant de l'eau bénite, en faisant dire des messes, etc. Naturellement même cela vous fera croire et vous abêtira 2. » Voilà donc la conclusion de Pascal : Faites comme si vous croyiez! abêtissezvous. On a dit que ce n'était là qu'un mot, une boutade échappée à Pascal. On a voulu en amoindrir la portée. Erreur! le dernier mot de Pascal, en matière de religion, c'est, je ne dirai pas l'abêtissement, mais le mécanisme. Rappelez-vous sa théorie sur l'habitude, sur l'automate. Méditez certains passages du manuscrit des Pensées 3, vous vous convaincrez que les vraies conclusions de Pascal sont celles-ci : l'incerti-

1 Remarques sur les Pensées de M . Pascal. 1728.

2 Pensées X, i.

3 A la page 25.

tude de la religion, et à la place de preuves le calcul des probabilités ; la substitution de la religion-machine à la religion en esprit et en vérité. Vous remarquerez aussi que Pascal, l'adversaire mortel des jésuites, aboutit à la même conclusion qu'eux. Remplacer la certitude par la probabilité, s'adresser à l'intérêt, au lieu de s'adresser à la religion et au cœur, se faire machine, s'abêtir, ce sont là les détestables procédés qui ont compromis le nom de la Compagnie de Jésus. Or, qu'avait combattu Pascal dans les Provinciales ? cela même, c'est-à-dire la morale des cas probables et la dévotion aisée. Ces deux écueils de la religion, il y vient donner tout droit. J'en tirerai deux conclusions : c'est qu'il faut distinguer deux hommes dans Pascal , le philosophe chrétien des Provinciales et le sceptique des Pensées; c'est qu'il faut combattre le sceptique avec le philosophe chrétien.

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