‹ Le scepticisme de Pascal (volume 2)Chapitre 9 sur 14 · KM LE SCEPTICISME · texte numérisé non relu

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d'accord pour reprocher à M. Cousin de n'avoir pas compris Pascal. N'avoir pas compris Pascal! Le reproche est dur. Aussi M. Vinet essaie ingénieusement de l'atténuer. «Il y a, dit-il, quelque chose de si outrément paradoxal à dire qu'un homme tel que M. Cousin n'a pas compris Pascal, que très-volontiers nous nous dispenserions de le dire, si nous pouvions nous en dispenser !. » Soyons aussi net, aussi poli, mais plus complètement exact en affirmant qu'il y a un côté de Pascal, le moins apparent, il est vrai, mais un coté très-réel, que M. Cousin a laissé dans l'ombre. Cela me rappelle une très - spirituelle réponse que M. Cousin fit un jour à la Chambre des pairs à un orateur qui lui reprochait de n'avoir pas envisagé la question, je crois que c'était la question de l'Université, sous un point de vue qui se trouvait favorable au clergé. M. Cousin s'écria en riant : « Je n'en ai pas parlé, je le crois bien; ce n'était pas de mon sujet. » En effet, M. Cousin s'est porté le défenseur de la philosophie, alors très-attaquée par le clergé; il n'a cherché dans Pascal que les côtés faibles; il a négligé les côtés forts. Ce n'était pas de son sujet. Pour nous qui ne faisons pas ici de la polémique, mais de l'histoire impartiale et calme, notre sujet, c'est Pascal tout entier, le fort comme le faible. Eh bien ! il y a dans \esPensées un côté très-fort. Je voudrais à présent le mettre en lumière. Pascal reproche à la philosophie de ne satisfaire que très-faiblement les besoins moraux de l'âme humaine.

■ Étude*, m, p. 122.

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