‹ Le scepticisme de PascalChapitre 2 sur 38 · AU LECTEUR. III · texte numérisé non relu

AU LECTEUR. III

comprenaol toutes les difiërentes manières de penser, nous sommes indulgents pour les différentes manières de se conduire, et pour les directions, et pour les capitulations. D'ailleurs, la situation est autre aujourd'hui qu'en 1834. Jouifroy voulait décourager la jeunesse de l'agitation et des révolutions : il conseillait à ses auditeurs le calme et la réflexion pacifique. La jeunesse de 1861 a besoin d'être excitée p!utAt que calmée. Je traiterai à mon tour du scepticisme, j'en ferai l'histoire, j'en ferai la critique , à mon point de vue. Mon but sera de constater qu'il y a dans l'ensemble de U âtuatioQ morale de l'Europe un grand fait menaçant à la fois pour la religion et pour la philosophie, c'est la progrès du scepticisme s'aliiant au progrès du maté* rialisme. Que les gouvernements fassent ce qu'ils jugeront convenable; que les sectes chrétiennes se défendent. Pour moi, je lutterai contre le scepticisme et l'empirisme, et j'essayerai de rendre aux esprits le goût et la foi dans la recherche spéculative. »

Il me livrait ces réflexions pendant les vacances scolaires de 1861. Lorsque, trois mois après, la réouverture des cours le ramena, le corps déjà malade mais r&me toujours forte, à la Faculté des lettres , il s'expliqua publiquemi^nt de son dessein devant ses auditeurs dès les premiers mots :

« Je viens, Messieurs, commencer avec vous l'bis-

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