EURE
corporel, questions qui ont été fort longuement et soigneusement traitées, il y a peu de temps par LHER- MITTE et HÉCAEN en particulier.
Dans le cas que nous avons rapporté, nous pouvons constater qu’il n'existe pas d'idées délirantes de négation d'organes, que jamais, spontanément, le malade ne dit éprouver l'absence d’un de ses membres. Il est atteint d’auto-topo-agnosie et nous avons vu qu’il était porteur d’une atrophie corticale de la région pariétale où se situe le processus d'intégration et de synthèse des divers éléments constitutifs du schéma corporel. :
Il s’agit donc, en ce qui concerne la somatognosie, d'un symptôme focal, apparaissant comme une « figure » sur un fond d’affaiblissement intellectuel symptomatique d’une dissolution globale des fonctions psychiques.
La négation d’un membre n'apparaît que lorsque, par un artifice; on élimine la composante visuelle dont on sait l'importance, grâce à laquelle l’image corporelle se maintient dans un semblant d'intégrité. Le malade se trouve d’autre part dans l'impossibilité de rétablir cette intégrité par une opération intellectuelle dont la complexité est évidente.