VII. RETOUR BT MORT DK MBLÈCB
l'union avec les Méléciens. Des deux côtés on se reconnaît orthodoxe, mais, avec le temps, les soupçons se multiplient ; tandis que Mélèce et ses amis sont traités d'ariens déguisés, de pneumatomaques, soit par les Pauliniens, soit par certains alliés de ces derniers, les partisans de Mélèce reprochent à Paulin tantôt de verser dans le sabellianisme, tantôt de favoriser les erreurs de Marcel. Le fond du débat est plus important, toute la question des hypostases s'agite à propos de cette querelle particulière. En 375, lors de la lettre pour Vital, les Pauliniens offrent à leur tour l'union si on veut souscrire leur profession de foi et reconnaître Paulin ; l'offre est naturellement rejetée. Lorsque la paix est rétablie, Paulin refuse la transaction que lui offre Mélèce.
Au dehors, l'Orient est tout entier pour Mélèce. Epiphane est signalé seul distinctement, comme entrant en communion avec Paulin, d'une manière définitive en 376. Paulin comptait encore quelques autres partisans. 11 faut bien distinguer les temps en ce qui concerne Alexandrie. Avant 363, rien n'est fait. Lorsqu'il vient â Antioche sous Jovien, Athanase, qui était toujours en communion avec la communauté eustathienne, mais n'avait pas encore reconnu l'épiscopat de Paulin, désirait vivement la communion de Mélèce. Celui-ci mal conseillé renvoie l'union à plus tard. Athanase, sur l'acceptation par Paulin du concile d'Alexandrie, dans une profession de foi spéciale, le reconnaît comme évêque. Toutefois lorsque S. Basile renoue les négociations à propos de Mélèce, Athanase se montre plein de bonne volonté. Sa mort sans doute prévient tout arrangement. Pierre, qui lui succède, se montre adversaire résolu de Mélèce qu'il