‹ Le schisme d'Antioche: (iv-v siècle)Chapitre 65 sur 96 · L*OCCIDBNT ET LE SCHISME · texte numérisé non relu

L*OCCIDBNT ET LE SCHISME

traite encore d'hérétique devant Damase en 377, La conduite de Rome et de TOccident est toute différente. La communion primitive avec la commu-. nauté eustathienne n*est jamais rompue, mais elle n'implique pas la reconnaissance officielle de Paulia comme évèque. On ne trouve pas trace de cette reconnaissance avant les lettres au sujet de Vital ea 375, Cela seul explique l'affirmation expresse de Basile en ce moment, ses plaintes sur la versatilité des Occidentaux quand il s'agit de communion et la neutralité d'Evagrios a son retour de Rome en 374. Si le pape s'était déjà prononcé à ce moment-là pour Paulin, Evagrios n'aurait pu promettre à S. Basile de participer à la synaxe de Dorothée, diacre mélécicn. La joie des Pauliniens et l'ennui de leurs adversaires lors des lettres pour Vital n'ont pas d'autre signification. Cet acte d'ailleurs est isolé. Jusqu'à la mort de Mélèce on n'a pas d'autre docu^ ment positif (1) et il ne semble avoir eu aucune répercussion sur les affaires d'Antioche. Damase, après avoir institué Paulin son intermédiaire pour recevoir ceux qui veulent s'unîi* à lui, continue, après comme avant cette lettre, à communiquer directement avec les Orientaux dont Mélèce est le chef.

Mélèce lui, d'après S. Basile, est reconnu comme évêque dès 366 par le pape Libère dans une lettre que rapporte Sylvain de Tarse. Sous Damase l'état des églises d'Orient provoque une série de légations ,

' 1; I^ date de la Confessio fidei et Hdcntification du destinataire fPaulin d'Antioche ou un Paulin <5vèqueen Macédoine sont discutées et la question restera probablement toujours ouverte. Le témoignage des papes Célestin et ^'igile pour Paulin dWntioche mérite considération. La Confessio ne concerne en rien le schisme, quoiqu'on en ait dit. La date la plus communément acceptée est 382.

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