‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 14 sur 106 · Rnoul Glaber, L · texte numérisé non relu

Rnoul Glaber, L

5. Mabillon, 4. 0. S. B., VI sæc. p. 1 : Vie de saint Goddehard, XXV-XXVI, pit.

Basile *. Ce monastère devint l'abbaye de Grotta-ferrata qui existe loujours et a conservé son rite basilien à travers les siècles. Non seulement ilne porta aucun ombrage aux papes, mais il fut placé sous leur protection et, plus tard, Léon IX put, dans sa lettre à Michel Cerularius, opposer ses égards pour les églises grecques de Rome aux persécutions subies par les églises latines à Constantinople ?.

Un des successeurs de saint Nil, saint Barthélemy, fut également loute sa vie un fidèle de |’ Église romaine el le schisme même.ne put l'en séparer, puisqu'à l'époque de sa mort, d’après son biographe, il était l’un des conseillers les plus écoutés du « pape régnant » qui n'élait autre que Grégoire VIT *, Ce même biographe, après avoir loué ses vertus, ajoute qu'elles furent d'autant plus remarquables qu'elles eurent l'occasion de s'exercer sur une terre élrangère, au milieu d'un peuple qui parlait une autre langue que la sienne #, Il aurait joui, en effet, à Rome d'une bien grande aulorilé, si c'était lui qui avait décidé le pape Benoît IX à abdiquer et à laisser la liare à de plus dignes que lui; il est vrai que les historiens latins altribuent celle sabdication à des motifs beaucoup moins nobles et surtout moins désintéressés F,

Parmi les liens qui unissaient alors les fidèles des deux culles, il faut citer aussi la dévotion que les Grecs lémoignaient pour le pèlerinage à Rome au tombeau des Apôtres. Ce pèlerinage, auquel les Occidentaux altachaient une très grande importance depuis plusieurs siècles, était regardé par les Orientaux eux-mêmes comme une bonne œuvre. Ge n'élaient pas seulement des moines, comme ce saint Christodule qui partit à vingt-trois ans d'Asie-Mineure pour aller

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