‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 15 sur 106 · Migne, Pat. gr. t. CXXVII, p · texte numérisé non relu

Migne, Pat. gr. t. CXXVII, p

5. Migne, Pat, gr, t. CXXVII, p, 484 Cet événement aurait eu lieu vers 1045.

subitement à son ‘égard. Dès lors, il parcourut l'Italie, la France et l'Espagne, suivi sur sa roule par des foules enfières qui venaient implorer de lui les miracles et la guérison des malades *. 11 alla jusqu'au sanctuaire de Saint-Jacques de Compostelle en Galice et passa même en Angleterre *: Il revint par la France, s'arrêta en pâssant au monastère de Saint-Martin de Tours et, après avoir ainsi parcouru tous les lieux saints d'Occident, il revint se fixer dans un monastère de Mantoue où il lermina sa vie sous la protection du due Boniface, entouré de la vénération de tous les Italiens *. Il mourut en 4016 *.

L'histoire de ce saint est celle de beaucoup d’autres Grecs qui sont venus s'établir encore plus loin de leur pays natal, tout au fond de l'Occident. Ce fut ainsi qu'un autre saint Siméon, né en Sicile celui-là, vint finir ses jours dans un ermitage de la ville de Trèves ‘. Il était le fils d’un Grec et d'une Italienne, et naquit à Syracuse à la fin du x° siècle *. A sept ans, il fut conduit à Constantinople et reçut la mème éducation que tous les jeunes Byzantins de son temps *. Des pèlerins d'Occident qui passaient par Constantinople, lui inspirèrent l'envie d'habiter les Lieux-Saints et il se mit comme guide au service des pèlerins qui arrivaient en Terre- Sainte *, Mais il brûlait du désir d'être ermite, et pour suivre én tout l'exemple de ses illustres prédécesseurs, il résolut de se soumettre d'abord comme eux à la règle d’un monastère, Il se retira à Bethléem, puis au mont Sinaï ?. Chargé par les moines d'aller recueillir en Occident l'aumône annuelle dont le due Richard 11 de Normandie les gratifiait,

: Mabillon, À. 0. S. B:, VI saec., p. I à, pp. 455-159 (VI-XHID):

, Mabillon, À.

Li CHAPITRE PREMIER

Poppo obtint du pape l'envoi de légats qui vinrent procéder à sa canonisation et à l'élévation de son corps. Ses nombreux miracles firent vivre sa mémoire parmi le peuple de Trèves *. De même, un monastère flamand, celui de Saint-Amand de Gand, vit arriver un jour, vers l'année 1044, un évèque grec fugitif, Macaire, évêque d'Antioche de Pisidie. Malgré som aspect étranger, « incognili moris, peregrinæque institutionis * », il fut accueilli avec la plus grande cordialité et réjouit le monastère par la sainteté de sa conversation *. IL fit si bien la conquête de ces Flamands en les charmant sans doute par la descriplion des choses d'Orient, qu'ils ne vou- Jurent plus le laisser partir. Désireux de revoir sa patrie, il fit violence à ses hôtes et les quitta. Mais il était trop tard : la maladie le saisit en chemin et il revint mourir au monaslère, On pourrait croire qu'à la suite des divergences qui troublaient les rapports des Églises d'Orient et d'Occident les moines se montrèrent moins fervents pour sa mémoire. Il n'en fut rien : après sa mort, il fit miracles sur miracles *, à tel point qu'on le regarda comme -un saint et qu'il fut cano nisé Lreize ans après le schisme, en 1067 ®. On possède de lui deux biographies : la première, écrite peu de lemps après sa mort, sur l’ordre de l'abbé Erembold qui exerça ses fonctions de 998 à 1017, est assez brève eL même un peu sèche ; par des scrupules trop rares à son époque, l'auteur nous avertit qu'il préfère la vérité à l'incertitude de la renommée *. Aussi il ne raconte guère que ce qu'il a pu voir, c'est-à-dire le séjour de saint Macaire au monastère de Gand. Au contraire, une deuxième vie du même saint, écrite par l'ordre de l'abbé Folbert (1037-1066) au moment de sa canonisation, est beaucoup plus prodigue de détails. L'auteur s'y montre informé

à Mabillon, À. S. 0. B., VI sæe. p. 1 a, pp. 369-371. 2. Bollandistes, 10 a 3. Id #1.

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