‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 20 sur 106 · Psellos, t. 1, p · texte numérisé non relu

Psellos, t. 1, p

5. Constantin Manassés, Migne, Pat. Gr., t. CXXVII, p. 454; — Zonaras, XVII, 2; — M. d'Attalie, p. AT : n Aupquarnds te 42l fait epyereis rte odpevos, »

LRU

favori Romain Boïlas reçut aussi sa part de cette pluie bienfaisante *, mais il était réservé à la dernière favorite, à la jeune Alaine qui charma les derniers jours de Constantin IX, de piller systématiquement les finances byzantines et de mettre l'empire en coupe réglée. L'empereur ne se “contenta pas de parer sa maîtresse comme une châsse et de l'enfermer dans une véritable carapace d'or et de pierres précieuses *, il fit venir ses parents du pays des Alains et leur livra tout ce qui lui restait de richesses *. 11 fut ainsi prodigue jusqu'au bout ct encore, quelques jours avant sa mort, il trouvait moyen de satisfaire une de ses fantaisies enfanlines et ruineuses, en faisant creuser dans une prairie une immense piscine pour se baigner : ce fut là sa dernière dépense *.

Un homme si peu difficile pour lui-même devait être très indulgent pour les autres. 11 le fut d'abord par système, puis, l'habitude aidant, son caractère s’affaiblit de plus en plus et le porta aux extravagances. Son ardent tempérament le prédisposait à la colère et Psellos rapporte qu'à la moindre émos tion, le sang lui aflluait au visage ; mais il faisait tous ses efforts pour se contenir, si bien qu'il avait honte lorsqu'il s'était emporté contre quelqu'un et avait élevé la voix plus que d'habitude *, Il devint l’homme le plus doux du monde étmanifesta dans tous ses actes une sorte d'indulgence profitable du moins à ceux qui en étaient l’objet. Lorsqu'il ren= dait la justice en appel, il ne voulait faire aucune différence entre la partie condamnée et la partie victorieuse : c'était de la simple équité”. Mais, d'autre part, les attentats contre sa personne furent plus nombreux que les années de son

Page 1