‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 35 sur 106 · Léon IX à Constantin IX; Will, p. 88 a · texte numérisé non relu

Léon IX à Constantin IX; Will, p. 88 a

2, Léon IX à Michel Cerularius ; Will, p. 89 a (13-17).

3, 1d., p. 90 @ (5-7) : « Summum desiderium nostrum tua industria anticipasti. »

4. M. Cerularius à Pierre d'Antioche; Will, p. 174, ur (13-24).

6. 1d.: « Mept +fç ske abrèv fuüv époyporivne te al auubdaaux, n

relâchement des liens de subordination qui unissaient autrefois celte ville à l'empire grec. Les doges du xr° siècle briguaient à l'envie les mains des princesses porphyrogénètes et les empereurs, en échange de leur fidélité, leur concédaïent les titres les plus fastueux de la hiérarchie *.

D'ailleurs, parmi ces Italiens, les empereurs grecs rencontraient de réels dévouements et des auxiliaires tout prêts à travailler au maintien de leur domination dans la péninsule. Lorsque le grand orage dont les fils de Tancrède étaient les avant-coureurs s'abattit sur les possessions byzantines, on vit ces Italiens lutter jusqu’au dernier moment et faire violence même à l'indifférence de leurs protecteurs, afin d'exciter chez eux quelque intérêt pour l'Italie. Parmi les Amalfitains établis à Constantinople, deux riches marchands, Maurus et Pantaleon, se signalèrent par leur haine contre les Normands et réussirent encore plusieurs années après le schisme à former contre eux une dernière coalition *, Mais le grand défenseur du parti byzantin en Italie était surtout cet Argyros que nous avons déjà trouvé au nombre des ennemis de Michel Cerularius *. Il avait conçu le projet d'exploiter au profit de Byzance la haine du pape Léon IX contre les Normands et, avant la bataille de Civitella, avait conclu avec lui une alliance qui aurait porté ses fruits sans les fautes militaires de son allié 5.

Ce fut sur ces entrefailes qu'eut lieu l'envoi de la lettre adressée par Léon d'Achrida à l’évêque de Trani et que Michel Cerularius fit fermer les églises des Italiens établis à Constantinople, Aucun événement ne pouvait sembler plus malencontreux aussi bien à Argyros qu'à tous les Italiens,

1. Armingaud, Venise et le Bas-Empire (Arch. des miss. acientif., 1861, p. 351). Des mariages semblables eurent lieu en 997, 1049, 1059.

2. En 1059, le doge Domenico Selvi porte le titre de proèdre impérial.

3. Heyd, Histoire du commerce du Levant, traduct. fran., 1, pp. 98 et suiv. a cts Ainie du Mont-Cassin, p. 231.

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