‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 59 sur 106 · Mabillon, De azymis, chap. vi d · texte numérisé non relu

Mabillon, De azymis, chap. vi d

s textes cités plus ha Le Cardinal Bessaril

LLS QUERELLES LITURGIQUES 165

La question des azymes n'était donc pas fondamentale ; mais grâce à la manière dont Michel Cerularius l'avait posée, elle devint une des principales causes de discorde entre les deux Églises; elle fut le point de départ du schisme.

dut laisser à l'empereur la jouissance du trésor que le palriarche Alexis avait amassé ‘? Mais il n'y a pas là de simonie caractérisée. Le trésor fut enlevé aussilôt après la mort d'Alexis, avant même qu'il fût question du patriarcat pour Michel Cerularius. I1 dut accepter la situation telle qu'elle était ; il est probable que l'empereur ne songea pas un moment à demander son approbalion, et il est vraisemblable, d'après le caractère du redoutable patriarche, qu'il ne l'eût pas obtenue. D'ailleurs, si Michel Cerularius avait été soupçonné de simonie, il est fort probable que Léon IX n'aurait pas oublié cette tare parmi les reproches qu'il lui adresse dans sa seconde lettre. Or, il l'aceuse d’être néophyte et de n'être pas arrivé en suivant la hiérarchie au faîte du pouvoir ecclésiastique ; il n'insinue pas un seul instant qu'il ait pu, même par sa complaisance, donner à l'empereur le prix de sa dignité.

C'est donc ailleurs qu'il faut chercher l'explication du grief de simonie, et ce sont les écrits du cardinal Humbert lui-même qui nous la fournissent. Dans son traité contre les simoniaques ?, il se plaint vivement de la vente des biens d'église par des laïques, et il oppose à ces pratiques celles de l'Église grecque. « Ce vice serait plus tolérable (en Occident), ditail, si du moins, à l'exemple de l'Église orientale d’outremer, la vente n'était le fait que des métropolitains et de leurs familiers et ne se répélait pas ainsi trois et quatre fois. Quoique les églises de l'empire byzantin soient accablées par des erreurs de tout genre, on sait qu'au moins elles sont complètement indemnes de ce fléau. En un mot, comme je m'en suis rendu compte, après l'avoir vu et entendu de la bouche de l'empereur d'orthodoxe mémoire, Constantin Monomaque, dans la ville impériale même, où j'étais légat du Siège Apostolique, ni l'empereur lui-même, ni aucun laïque ne se permet de disposer des églises, pas plus que des ordi-

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