‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 60 sur 106 · Voir première partie, chap. 1, p · texte numérisé non relu

Voir première partie, chap. 1, p

2. Aduersus Simoniacos, UU, 8; Migne, Pat. lat., t. CXLU, p. 115.

LES QUESTIONS DE DISCIPLINE int

occidentaux dont la postérité essayait d'accaparer les églises et d'en faire des héritages séculiers. Mais, de même que pour la simonie, le mal était bien moindre en Orient qu'en Occident. Ici l'Église était menacée d’être sécularisée, comme elle le fut plus tard dans les évèchés d'Allemagne au xvr' siècle ; R on continuait à suivre de vieilles règles qui avaient en somme, ainsi qu'en Occident, une tendance à devenir de plus en plus rigoureuses. Ce mouvement était plus lent chez les Grecs que chez les Latins, parce que les abus dont souffrait l'Église grecque étaient moins formels. Si l'on va même au fond des choses, on voit que l'esprit des deux doctrines était loin d'être diamétralement opposé, et qu'il eût suffi de peu d'efforts pour les relier l'une à l’autre, La question du mariage des prêtres n'excila pas dans l'Orient du x‘ siècle les mêmes passions qu'en Occident à la mème époque; il n'y eut surtout rien de comparable au grand mouvement de la Réforme du xvi° siècle.

Il est d'abord certain que la grande différence entre les règles des Latins et celles des Grecs, c'est que ceux-ci admettent pour les cleres le mariage avec toutes ses conséquences charnelles, tandis que ceux-là ne tolèrent de leur part qu'une union spirituelle. Michel Cerularius voit dans la doctrine de Rome une hérésie, parce qu'elle est élablie au mépris du VI‘ concile ‘, mais de plus dans son « Règlement au sujet de l'épouse adultère d'un prêtre », il reconnaît implicitement que le prêtre peut habiter avec sa femme, puisqu'il prescrit de maintenir dans ses fonctions le prêtre marié à une épouse adultère, à condilion qu'il ait chassé la coupable de sa maison, et ne se soit pas fait son complice. « rhy pouyedouray 509 oixelou olxou kmbaerar ? ».

S'ensuit-il de là que les principes de l'Église grecque, à cette époque, soient en contradiction absolue avec ceux de l'Église romaine et que la chasteté sacerdotale soit combattue

Page 1