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(40-45). « Alter Julianus, tortor Christianorum, blasphemator Spiritus
lèges du sénat ‘, Il transporte le siège de son gouvernement à Byzance, car il n’est pas juste « que l'endroit où le gouvernement ecclésiastique et la tête de la religion chétienne ont été alfermis par l'empereur céleste, soit aussi la résidence de l'empereur terrestre * ».
A ces preuves Léon IX ajoute en terminant tous les lémoignages de l'Évangile et les actes des apôtres qui consacrent la suprématie de saint Pierre ou le montrent choisi comme arbitre dans toutes les difficultés qu'eut à surmonter la primilive Église *. Quiconque attaque les Latins attaque donc saint Pierre qui les a toujours soutenus dans la vraie foi, car l’obéissance des Latins aux véritables doctrines s’est toujours opposée à l'insolence des Grecs *, dont Léon IX se plaît encore à rappeler tous les méfaits, le synode iconoclaste, la profanation des images, la lutte entre Ignace et Photius et la coutume d'élever des eunuques au sacerdoce ?. Il affirme que loin de s'opposer à l'Église romaine, l'Église de Constantinople devrait la vénérer comme sa mère. « N'est-ce pas par l'intermédiaire de son glorieux fils Constantin et des nobles et sages de Rome que l'Église de Constantinople a reçu non seulement sa discipline, mais jusqu'à son siège * ?»
La position de Léon IX est donc bien nelle : à toute eri= tique des habitudes de l'Église romaine, il oppose une fin de non recevoir et repousse la discussion. Le siège de Saint- Pierre juge les autres églises, mais ne peut être jugé par elle, La chrétienté est une monarchie dont le pape est l'unique souverain et dont lés patriarches eux-mêmes ne sont que des sujets. Telle est dans toute sa rigueur la théorie de la primauté romaine qui s'élait déjà manifestée dans les différents conciles invoqués par Léon IX, mais qui révêtait au x1° siècle