‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 88 sur 106 · d., pp · texte numérisé non relu

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qu'ils admettent l'Incarnation d'après notre propre sentence !. »

Pierre d'Antioche s'aveugle done volontairement sur ces Romains dont il ne connaît pas même la langue *, et c’est ce qui le pousse à émettre des avis qui ne concordent pas avec ceux de Michel Cerularius. Il ne croit pas que la résistance de pareils barbares soit bien difficile à vaincre. Il se flatte déjà d'avoir résolu la question des azymes dans sa lettre à Dominique, patriarche de Grado ?, et il pense que Michel Cerularius pourra facilement les faire céder sur la question du symbole et sur celle du mariage des prêtres ‘. Une simple lettre du patriarche de Constantinople au pape que lon se dispose à élire suflira, pense-t-il, à trancher la question ‘. En effet, c'est là un point important, Pierre d'Antioche ne peut se résoudre à croire qu'il y ait un schisme dans l'Église. «Je t'en prie, s'écrie-t-il, je l'en supplie, je t'adjure, et par la pensée je me jette à tes genoux sacrés, que Ta divine Béatitude cède à ce coup et se plie aux circonstances. Je tremble qu'en voulant recoudre cette blessure elle n'aboutisse à quelque chose de pis, au schisme (ôeèç yap pinore faut md ueppuyds Bouhouévn, yeipoy rd cylsua row), et qu’en cherchant à relever ce qui est abattu, elle ne prépare une chute plus grande encore. Considère ce qui sortira évidemment de tout ceci, je veux dire de cette immense divergence qui réussira à séparer de notre sainte Église, ce siège magnanime et apostolique; la méchanceté remplira désormais la vie et le monde entier sera bouleversé. Si les deux reines de la terre sont dans le trouble, partout régneront les larmes, hélas en abondance, partout les famines, les pestes, dans les cam-

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