‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 97 sur 106 · Voir première partie, chap. in, pp · texte numérisé non relu

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aux mains d'Isaac Comnène. Le soir même du 34 août, à la tête d'un détachement de: troupes, le vétéran des guerres d'Asie, Kekaumenos Katakalon, honoré de la dignité de europalale, entra à Constantinople et en reçut la soumission aù nom du nouvel empereur . La nuit entière se passa dans Je camp d'Isaac aux préparatifs de l'entrée solennelle du lendemain. Psellos raconte que, retiré dans sa tente, il était en proie à l'angoisse et à l'insomnie, incertain des sentiments de l'empereur à son égard *. Si cette inquiétude fut sincère (et nous avons des raisons d'en douter), la bonne grâce de Comnène vis-à-vis des ambassadeurs ne tarda pas à la faire disparaître *. Il voulut que Psellos restât à ses côtés durant Lout le voyage et, ce qui flatta surtout le vaniteux philosophe, il lui demanda ses conseils *.

La journée suivante, celle du 4°° septembre, fut donc consacrée au triomphe des vainqueurs qui étaient Isaac Comnène et plus encore Michel Cerularius. Psellos nous a laissé une description vivante de l'enthousiasme qui porta la foule à la rencontre de l'empereur. « Le peuple tout entier, dit-il, se répand de son côté; les uns portent des cierges allumés, afin de l’honorer comme Dieu lui-même; d’autres apportent des parfums; chacun cherche à se rendre agréable à lui de quelque manière; tous chantent des panégyries et dansent autour de lui, comme si son entrée dans la ville impériale leur donnait la vision d’un état meilleur. Mais comment vous peindre en quelques mots notre admiration ? J'ai assisté à bien des pompes impériales, j'ai pris part aux panégyries les plus divines et jamais je n'ai vu plus brillant spectacle. Non seulement la foule du peuple, non seulement l'ordre sénatorial, non seulement les laboureurs et les marchands

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