‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 153 sur 324 · Will, p · texte numérisé non relu

Will, p

LE CONFLIT ENTRE LES DEUX ÉGLISES

plus complète l’humiliation de l'empereur, il publie à la fin de l’édit sa lettre piteuse. Enfin, une double cérémonie servit de sanction aux actes du synode. Le 20 juillet *, dans le tribunal du patriarche, appelé Msyaç Zsxps-ros 1 2, en présence de sept archevêques ou évêques 3 4 et des envoyés de l’empereur \ un arrêt fut rendu, non seulement « contre la charte impie, mais aussi contre tous ceux qui avaient contribué à sa rédaction, soit de leurs conseils, soit même de leurs vœux 5 ». Cinq jours après, le même anathème fut renouvelé solennellement, devant tout le peuple, et tous les exemplaires de la bulle furent brûlés à l’exception d’un seul, qui prit place dans les archives du chartophylax 6.

Désormais, aux yeux de Michel Cerularius, la séparation était accomplie. Après avoir ainsi bravé le pape, les légats et l’empereur jusque dans son palais, il apparaissait aux

Byzantins comme l’arbitre suprême de l’Eglise et de l’Etat. Devenu indépendant, il ne lui restait plus qu’à acquérir la domination universelle. Mais, avant de raconter de quelle manière il essaya de profiter des événements de 1054, il est bon d'étudier les causes générales du schisme qui étaient indépendantes de la volonté du patriarche, mais qui rendirent son œuvre plus aisée.

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