‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 154 sur 324 · LES CAUSES · texte numérisé non relu

LES CAUSES

Avant l’année 1054, nous l’avons vu, le calme régnait dans les relations entre les deux Eglises. Cependant, dès que l’attaque de Michel Cerularius eût été lancée, les prétextes de désunion surgirent de tous côtés, et, en une seule année, la cause du schisme fit plus de progrès qu’en un siècle. Cet événement sortit donc du passé, et c’est dans le passé qu’il faut en chercher les raisons. Des germes de division existaient depuis longtemps entre les deux Eglises; il fallait à ces germes, pour se développer, une occasion favorable, et ce fut la volonté de Michel Cerularius qui la leur fournit. Mais de tous ces facteurs les uns étaient aussi essentiels que l’autre, pour produire le schisme. Après avoir étudié quelle fut l’œuvre personnelle du patriarche, il convient de rechercher à l'aide de quelles circonstances il put accomplir cette œuvre. Or, ces circonstances, c’est dans les motifs mômes de séparation invoqués par les deux adversaires que nous pouvons les découvrir. Il nous faut donc examiner successivement les domaines de la théologie, de la liturgie, de la discipline, de la hiérarchie et de la politique, afin de déterminer les divergences qui, dans chacun de ces domaines, étaient susceptibles d’éloigner l’une de l’autre les deux Eglises.

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