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LES QUERELLES TIIÉOLOGIQUES 133
Edit synodal, en reproduisant presque mot pour mot le passage de l’Encyclique de Photius relatif à la même question *, et en faisant suivre cette transcription d’un résumé de tous les arguments proposés par son prédécesseur 1 2. Il semble que la question du symbole ne figure là que pour mémoire, comme si elle était un de ces reproches, pour ainsi dire, de convention, que les deux Eglises s’adressaient d’une manière périodique.
On ne peut donc regarder l’addition du Filioque au symbole comme une des causes directes du schisme. Et pourtant la question négligée en 1054 fut reprise plus tard. Durant les négociations religieuses qui signalèrent le règne d’Alexis Comnène, au concile de Lyon, en 1250, au concile de Florence, en 1439, elle se dressa comme un des principaux obstacles à l’union. Un grand nombre de Grecs ne cédèrent jamais sur ce point : encore aujourd’hui, dans une des dernières encycliques du patriarche Anthime, en réponse à la
lettre du pape Léon XIII aux Eglises d’Orient, l’argument du symbole est reproduit dans les mêmes termes que dans les ouvrages de Photius ou de Cerularius 3. Les Grecs de tous les temps ont donc attaché une grande importance à ce problème, et, si Michel Cerularius n’a pas jugé à propos d’en faire le centre de sa polémique, il n’en était pas moins au xie siècle une de leurs préoccupations.
Cette vérité ressort de tous les écrits contemporains du schisme ou même de ceux qui lui sont antérieurs. N’est-ce pas le plus grand adversaire même de Photius, l’allié des papes, dont il avait besoin pour sa politique, l’empereur Léon le Philosophe, qui, dans un véritable sermon adressé au peuple de Byzance, s’élève avec force contre les doctrines romaines, par lesquelles on essaie de séduire les fidèles? Il les dénonce hautement, et dans la discussion qu’il établit sur le Filioque, il ne trouve rien de mieux que de reproduire,