CHAPITRE PREMIER
en les résumant toutes, les raisons alléguées par Photius, dans son traité sur le Saint-Esprit. Elles y figurent presque toutes et dans le même ordre \ De même, dans le traité que Psellos composa pour l’éducation de son royal élève, Michel Ducas, il débute par un exposé de la foi, et il insiste sur ce fait que le Saint-Esprit procède du Père seul et nous est communiqué par le Fils, « ex toü na-rpo; piv èxTtopeuôpevov, 01’ Tlo’j oe p.e'caôc.oopevov 2 ». Et dans Y Oraison funèbre de Michel Cerularius, lorsqu’il en vient à parler du schisme de 1054, le principal motif d’éloignement qu'il aperçoive entre les Grecs et les Latins, c’est la doctrine de ceux-ci sur le Saint-Esprit. « L’ancienne Rome, dit-il, lutte avec la nouvelle ; il ne s’agit pas d’une question petite ou méprisable, mais du fondement même de la foi, de la théologie de la Sainte Trinité. Bien que nos adversaires croient raisonner juste et n’être séparés de nous que par une faible divergence, leur doctrine est entièrement impie, et je ne crois pas quentre les motifs qui nous divisent, il en soit un plus grave, xxl ttjç apupto
ot,acpopâç oùx oîôa et Tt ptetÇov aAÀo xaGsTrr'xot 3. » Il conclut que leur impiété est égale à celle d’Arius et d’Eunomios \ Ce que pensait un laïque tel que Psellos était, à plus forte raison, la conviction des ecclésiastiques. Nous avons vu que le moine de Stude, Nicétas Pectoratus, avait composé un traité sur la Procession du Saint-Esprit, dont il ne nous reste que des fragments 5. Il cherchait à montrer notamment que l’opinion des Latins, « cette nouveauté qui s’est introduite depuis peu, rçv àpxt, uap’ upùv xpaTOÛa-av xaivocpcimàv », aboutissait à l’hérésie de Nestorius. En effet, l’Esprit qui est descendu sur Jésus sous la forme d’une colombe, venait exclusivement du Père; si l’on dit qu’il venait aussi du Fils, n’est-ce pas séparer ouvertement la personne du Verbe et