‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 160 sur 324 · Allatius, toc. cit · texte numérisé non relu

Allatius, toc. cit

LES QUERELLES THÉOLOGIQUES

celle de l’homme Jésus 1 ? Et dans la réponse que Pierre, patriarche d’Antioche, fit aux lettres de Michel Ccrularius, il ne semble pas attacher une grande importance aux questions de rite et de discipline qui séparent l’Eglise grecque de l'Eglise latine 2. Il prend les Latins pour des barbares, qui seraient incapables de comprendre toutes les complications et les subtilités des usages orientaux. « Il est déjà bien beau, ajoute-t-il, qu’ils acceptent les principaux dogmes de l’Eglise, et il ne faut pas leur en demander davantage 3. » Mais ce qui lui paraît dépasser la mesure, cé qu’il appelle lui-même « un mal, et le plus funeste de tous les maux, xaxôv ôh xàl xaxwv xxx'.ttov », c’est « l’addition au symbole, rt èvxw àyuo SopëÔÀu Txpoa-OTjXT)... 4 ». Telle serait, d’après lui, la véritable cause qui pourrait élever une barrière entre Grecs et Latins.

Tout nous porte à croire, en effet, qu’aussitôt le schisme accompli, ce fut la question du symbole qui reprit la première place dans la polémique entre l’Église grecque et l’Église latine. La question des azymes finit par perdre de son importance, et Psellos, nous l’avons vu, n’en souffla mot dans Y Oraison f unèbre de Michel Cerularius, prononcée en 1059. De la même époque date un traité de Pierre Damien, adressé probablement au successeur de Michel Cerularius, Constantin Lichudès, sur la Procession du Saint- Esprit. L’auteur semble croire que, si cette seule question est aplanie, aucune difficulté ne s’opposera plus à 1 union des deux Églises 5. La même conclusion ressort des écrits de saint Anselme, de Théophylacte, archevêque de Bulgarie, d’Eustratos, évêque de Nicée 6, qui furent écrits sous le règne

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