Œuvres de Psellos. Sathas, t. IV, p
INTRODUCTION
Ce qu’il importe de retenir de ce récit pour le moment, c’est moins son contenu que la manière dont il est présenté. Après avoir énuméré avec soin toutes les vertus du patriarche dont il fait l’éloge, Psellos place au premier rang sa piété et son zèle pour la foi, « 6 rapl rri; rirau; ÇriXo; 1 2 ». 11 ajoute qu’il va donner de ce zèle un témoignage qui est dans toutes les mémoires, « upùv piv J-ùpnrao-iv èyvax xpivov 2 », mais qu’il rappellera toutefois pour augmenter l’admiration à l’égard de son héros. Il va sans dire que, dans cette circonstance, Psellos ne peut être qu’un chaud partisan de Michel Cerularius et qu’il n’épargne pas aux Romains les épithètes peu flatteuses. Ce sont les « prêtres de la honte 3 » ; leurs discours sont entièrement impies et ils veulent détruire le dogme et la religion 4 5. Et pourtant rien n’autorise à penser que Psellos regarde toute cette affaire comme un schisme entre les deux Eglises. Il avoue, et ceci est un témoignage précieux, que tout le monde n’attachait pas à ces discussions une extrême importance, « toTç piv ouv ctXkoiç oùSèv èSoxei to Ttpâypia Ssivôv 8 ». Il ajoute que ce fut la foi de Michel Cerularius qui lui ouvrit les yeux sur ces erreurs et lui en fit comprendre les conséquences. De là vint l’activité qu’il déploya et qu’il manifesta par des discours, des lettres et des négociations de tout genre 6. De là son attitude en face des attaques de Rome, qu’il repoussa avec succès 7. Puis, quand il eut compris que les discours étaient inutiles, il lança contre les Romains l’anathème « t tjv cppww-