‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 185 sur 324 · Will, p. 141 (xiv-xvi)i · texte numérisé non relu

Will, p. 141 (xiv-xvi)i

LES QUENELLES LITURGIQUES

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il n’est pus étonnant que Nicétas ait consenti si facilement à abandonner ses arguments.

Tout autre est la polémique que l’on trouve dans la correspondance entre le patriarche de firado et le patriarche d Antioche au sujet des usages primitifs de l’Église. Dominique avait affirmé dans sa lettre que les Romains tenaient I usage des azymes « non seulement de la tradition apostolique, mais du Seigneur lui-même 1 ». Pierre répondit que si les Romains avaient reçu cet usage des apôtres, beaucoup de choses avaient été modifiées et améliorées depuis cette époque. A mesure, dit-il, que la foi chrétienne s’est fortifiée et répandue, on a abandonné beaucoup d’anciens usages, tels que le sabbat, la circoncision, le mariage des évêques, les baptêmes tardifs, etc... 2 * 4. Pourquoi n’en aurait-il pas été de meme des azymes? « Est-ce que 1 Église de Dieu, comme il est dit, ne va pas en se fortifiant et en tendant de plus en |dus à la perfection J? » Ce sont là des affirmations plutôt que des faits; ce qu’il aurait fallu montrer, c’eût été le moment où 1 Eglise romaine avait adopté le pain azyme et l'Eglise grecque le pain fermenté.

Un premier fait semble hors de doute. On peut se demander pourquoi Photius, qui batailla si rudement contre l’Eglise latine et qui lui reprocha aussi bien ses dogmes que sa liturgie ou sa discipline, ail laissé de côté la question des azymes. On lui attribue, il est vrai, un traité sur les usages religieux des Francs, IRA twv Toâyywv, dans lequel sont énumérés un grand nombre de griefs contre l'Eglise latine et, entre autres, celui des azymes \ Il serait intéressant de démontrer l’authenticité de ce traité : c’est là malheureusement une lâche impossible. Tous ses détails prouvent que;, loin d’être de Pholius, il appartient à l’époque du schisme de 10Ü4. L’auteur s’adresse au début à tous les Latins, « Italiens, Lombards,

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