II. — l’ancienne théorie des orientaux
Tandis que les Romains savent nettement ce qu’ils veulent et pourquoi ils le veulent, les Orientaux du xie siècle sont loin d’avoir ramené à l’unité les tendances si diverses de leurs églises ; ils n’ont pas surtout pour exprimer leurs idées cette forme dogmatique que nous trouvons à Rome ; en un mot, leur doctrine de la hiérarchie n’est pas fixée, parce qu’elle est encore engagée dans les liens du passé et n a pas trouvé la voie qu’elle doit suivre dans l’avenir. Un seul point est commun à toutes ces tendances : elles sont en complet désaccord avec celles de Léon IX et ne peuvent s’accommoder de l’omnipotence de Rome en matière dogmatique. Désormais, l’Orient est mûr pour le schisme, car, même dans