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LA HIÉRARCHIE
théorie; il la développe avec complaisance dans sa lettre à 1 archevêque de Grado. Il compare l'Église au corps humain dont la tête est le Christ lui-même et dont les différentes parties sont représentées par l’assemblée des chrétiens. Mais de môme qne toutes les parties du corps se rattachent à cinq sens, de même tous les chrétiens se sont subordonnés aux cinq patriarches. « Et comme au-dessus des cinq sens il n’y a pas de supérieur, ainsi au-dessus des cinq patriarches on ne peut pas concevoir un autre patriarche. — Kxl wcr-kp uTzkp
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a donc égalité parfaite entre les cinq directeurs de l’Église,
qui mettent en mouvement ses membres, c’est-à-dire les églises particulières. Le seul chef de l’Église est donc le Christ ". Cette théorie est déjà en contradiction absolue avec la théorie romaine et, malgré ses sentiments de conciliation, le patriarche d’Antioche ne se fait aucune illusion là dessus. Il accorde aux Eglises occidentales des éloges de toute sorte : leur attachement à la loi chrétienne, le mouvement généreux qui entraîne leurs pèlerins vers le Saint-Sépulcre sont pour lui des objets d’édification. En un seul point, ajoute-t-il, elles donnent aux autres églises des sujets de scandales. « Le chef d’une seule église, le bienheureux pape de Rome, ne consent plus à marcher d’accord et à s’entendre avec les autres patriarches au sujet des mystères; seul il est arrogant, seul il désire faire triompher sa volonté particulière 1 2 3. » Ainsi pour Pierre d’Antioche, quel que soit le rang accordé par la préséance à chacun des patriarches, aucun d’eux, pas plus le pape que le patriarche de Constantinople n’exerce sur les autres une autorité sans limites; entre eux doit régner la concorde (op.oapovs'ïv) et ils doivent marcher vers le même