‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 220 sur 324 · Id., I · texte numérisé non relu

Id., I

6u~épxç 'Pwur,; -poiopou, otiTcovTOç tov à-oa-ToX'.xôv xal -aTptapyixov Opovov » — «Le deuxième siège est le très saint siège apostolique et patriarcal de Constantinople et d’André, le premier appelé des apôtres, du grand théologien et de l’Evangéliste et apôtre Jean. — AsÛTspoç 6 aynÔTaTO? xal àTOa-ToXixôç Bpôvo; xal TCXTpiapy wto; Ktova-ravT'.yoyraXîtJ.; toO Tipto- ToxXrî'Toy twv àî -ottoâmv ’Avopsou, xal toü pisyàXou 0soX6you xal EùavveÀtTTOü xal àTOTToXau ’lwàvvo’j... » Les trois autres

sièges sont nommés dans l’ordre établi par le concile, chacun avec les particularités qui le rendent vénérable. 11 semble donc, d’après cette conception, que l’Eglise soit une République régie par cinq directeurs presque égaux en puissance et différents seulement d’après l’ordre de préséance. Telle est l’idée de la moyenne des Grecs et il n’est pas étonnant de la trouver exprimée dans les écrits des Orientaux les plus modérés du xie siècle, tels que Psellos et le patriarche d’Antioche. Dans une lettre adressée à Michel Cerularius, Psellos, en désignant les cinq patriarches, les appelle « ses confrères, too; (Tuyxotvuvoùî «rot, toô [aa-o; », et il ne regarde pas le pape comme supérieur aux autres. « L’un, dit-il, gouverne l’Orient, l’autre Alexandrie, l’autre la Palestine et l’autre l’ancienne Rome, 6 oh tt,v itp saëuTspav oti/.ays... 4 » Dans cette lettre, Psellos oppose sa manière de vivre et ses conceptions à celles de Michel Cerularius, et, voulant peindre la puissance que lui donne son éloquence, il dit que la parole lui soumet môme les cinq patriarches dont le siège paraît si élevé au-dessus de lui “. Le fait seul de s’exprimer ainsi par une allusion toute fortuite est un gage de sa sincérité et nous dévoile scs opinions.

Mais c’est surtout le patriarche Pierre d’Antioche qui peut être considéré comme le principal représentant de l’ancienne

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