‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 244 sur 324 · Id · texte numérisé non relu

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6. Will, p. 152 b. « Verum imperator post nuntios romanos directis suis, exemplar excouimunicationis veracissimuui a civitate Russorum sibi remissum accepit. »

L'EXTENSION DE L’AUTUllITÉ PATRIARCALE EN ORIENT

légats avaient répandu dans tout l’Orient la charte qu'ils avaient déposée sur l’autel de Sainte-Sophie; il ne prouve pas du tout que les Russes se soient prononcés en leur faveur. Tous les faits que l’on peut recueillir nous montrent au contraire que, sous l’influence de leur clergé, ils ont suivi Michel Gerularius dans la voie du schisme.

Il convient d'abord d’écarter deux faits auxquels les historiens, désireux de montrer les bons rapports de la Russie avec l'Eglise latine, ont attaché trop d’importance. Le premier est le mariage d’Anne, fille de Iaroslav, avec le roi de France, Henri Ier ; il existe des lettres adressées à cette princesse par des papes dans lesquelles ils la félicitent de sa piété *. Il est clair qu’une fois arrivée en France, elle dut adopter toutes les habitudes religieuses de l’Occident; mais un exemple aussi isolé que celui-là ne saurait autoriser aucune conclusion sur les sentiments que l’Eglise russe professait alors pour l’Eglise latine 1 2 3. Le second fait est plus caractéristique ; il s’agit de la translation des reliques de saint Nicolas de Myrrhes à Bari et de la vénération dont ce saint occidental fut immmédiatement l’objet en Russie ü. Il faut remarquer pourtant qu’il n’y a aucun rapport entre la vénération des reliques et les questions de dogmes, de discipline ou de hiérarchie. Les croisés d’Occident qui, au moment de la quatrième croisade, traitaient les Grecs de schismatiques, témoignaient une grande dévotion pour leurs reliques et les faisaient transporter à grands frais en Occident. Une relique avait pour eux une valeur absolue, fûtelle même possédée par des païens, et dans ce cas c’était accomplir une bonne œuvre que de la leur enlever.

Il est, au contraire, certain que les attaques dirigées par Michel Cerularius contre l’Eglise latine eurent un grand

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