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Cerularius. A l’époque du schisme le métropolite de Kiev était pour la première fois un Russe. Nestor raconte qu après la mort du métropolite Theopemptos en 1047, Iaroslav laissa sa dignité vacante pendant quatre ans. En 1051, les évêques russes se réunirent pour lui donner un successeur et leur choix tomba sur un moine d’origine russe, Hilarion *. Ce serait conclure trop vite que de voir dans cette élection une première tentative de l’Église russe pour se rendre indépendante de Byzance. Les successeurs d Hilarion furent, en effet, des Grecs1 2 et, quels qu’aient été les rapports politiques entre les princes russes et les empereurs byzantins, l’Eglise russe vécut longtemps encore en bonne harmonie avec les patriarches de Constantinople. Sous le pontificat même d'Hilarion la règle monastique de saint Basile s’introduisit en Russie. Elle y fut apportée en 1051 par un Russe nommé Antoine, qui était allé en pèlerinage au mont Athos 3 4. L’higoumène lui enseigna toutes les règles de la vie monastique, mais ne l’engagea pas à rester sur la Sainte Montagne. « Retourne en Russie, lui dit-il ; avec toi sera la bénédiction de la Sainte Montagne ; de toi sortira une foule de religieux \ » Ces paroles nous montrent de quel esprit de propagande était alors animé le clergé grec. Antoine revint, en effet, à Kiev et, après avoir habité longtemps un ermitage, fonda un monastère qui servit de modèle à tous les autres 5 6. La relation laissée par les légats nous apprend qu’au moment du schisme, l’empereur Constantin IX reçut « de la cité des Russes un exemplaire authentique de l’excommunication » lancée contre Michel Cerularius fl. Ce fait prouve que les