‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 251 sur 324 · Georges Phrantzès, édition de Bonn, pp. 312-313 (IV · texte numérisé non relu

Georges Phrantzès, édition de Bonn, pp. 312-313 (IV

3. Id. : « i.xécpavo<; ô £upcppwv,8ç xai Tzpüzoç xoïç ’lxaXotç psxà àÇ-jpuv notpéSwxEv èiuTîAetv tÿ,v ay[ av lepouoytav. »

4. Id. : « Outoç ouv o 7raTptotp^ï)<; yv(jj|i.r, tou patjtXéax; xal twv ETepwv Tptu>v itxTpiap^GJv xai tou àp^ieTUaxoTUou BouXyaptaç xat tou KuTtpou xat 7iia"r,(; Tf\ç utt auTOv auvoSou tôv etpr,(j.evov TraTcav STÉcpavov tcov Sitctu^wv e^eêaXev. » Étienne IX, qui n’est autre que le légat Frédéric de Lorraine, régna de 1057 à 1058.

qu une fois ce grand acte accompli, Michel Cerularius fit tous ses efforts pour le faire accepter à l’Orient tout entier.

Ce fut d abord au seul des trois patriarches orientaux qui fit encore partie de l’empire, au patriarche d’Antioche, qu’il s adressa. Nous avons vu qufil n’avait pas attendu la rupture officielle avec Rome pour faire appel à sa fidélité et qu’il lui avait raconté à sa manière et le voyage des légats et leur conduite à Constantinople *. Cette première lettre ne lui parut pas suffisante et après la déposition de la bulle pontificale sur 1 autel de Sainte-Sophie, il lui adressa une seconde lettre pour lui raconter les événements qui s’étaient accomplis et lui donner en même temps ses instructions.

Ce nouveau récit n’est que la suite du roman imaginé par le patriarche dans sa première lettre; mais, pour l’y adapter, il n a pas éprouvé cette fois le besoin de dénaturer beaucoup les faits. Il débute par quelques réflexions sur l’acharnement du démon qui, ne pouvant plus soulever nulle part d’hérésie depuis que « les sources de l’orthodoxie coulent abondamment jusqu’aux extrémités de la terre », a suscité à Constantinople ces suppôts d’Argyros 1 2. Dès que l’altération du sceau des lettres qu’ils apportaient eut été reconnue et que leur supercherie fut dévoilée, ils se répandirent en propos orgueilleux et attaquèrent la doctrine orthodoxe. D’après eux, « nous avions ruiné l’orthodoxie de mille manières et en particulier en disant que l’esprit procède du Père seul et non du Père et du Fils 3 ». « Ils se vantaient d’être venus pour redresser nos erreurs et non pour pervertir leur doctrine 4. » Devant cette attitude que fit Michel Cerularius? Il

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