‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 278 sur 324 · Cedrenos, II, p · texte numérisé non relu

Cedrenos, II, p

sation dressé contre le patriarche en 1059 Il y eut en réalité deux ambassades auprès de Comnène. La première eut lieu sans la participation de Michel Cerularius; elle était chargée d’offrir à Isaac Comnène l’association à l’empire, « tt[v xoLvwvtav tr jç (3aa-t,X£taç1 2 ». Il aurait eu le titre de César avec la promesse de succéder à Michel VI 3. Cette tentative n’eut aucun succès : Comnène reçut les ambassadeurs au milieu de toute son armée qui l’acclamait au commandement, escadron par escadron. Les envoyés faillirent payer de leur tête la colère que la proposition de Psellos excita parmi les soldats; il fallut l’intervention de Comnène pour les sauver 4. Ils retournèrent donc à Byzance avec deux lettres pour l’empereur, l’une destinée à être publiée, l’autre secrète dans laquelle Comnène assurait Michel VI qu’il était au fond disposé à traiter sur ces bases 5. Les ambassadeurs rendirent compte à leur souverain de leur mission ; Michel VI ne fit pas la moindre objection aux demandes de Comnène : il consentit à lui donner, et les apparences, et la réalité du pouvoir 6 et il renvoya les ambassadeurs lui porter ces nouvelles concessions.

Cette seconde ambassade n’eut pas du tout le caractère de la précédente. La première fois, Psellos et ses compagnons avaient parlé en toute sincérité. Au contraire, lorsqu’ils repartirent pour le camp des révoltés, ils s’étaient déjà engagés à trahir Michel VI. Aussi n’est-ce pas dans les ouvrages de Psellos qu’il faut chercher un récit exact de cette seconde négociation. Il s’est peu soucié de transmettre à la postérité le souvenir d’une trahison à laquelle il a participé et plus tard il n’a pas craint de reprocher à Michel Ceru-

1. Psellos, t. I, Histoires, pp. 217 et suiv. ; — Orais. fun. de M. Cerularius, pp. 363 et suiv.; — Orais. fun. de Constantin Lichudès, pp. 407-408. — Kavriyopia toü ’Ap^ilpetoç (Bibl. nat. ms. gr. 1182, fol. 140).

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