‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 277 sur 324 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

« Sachant, dit-il, qu’il s’était mis en opposition avec le puissant patriarche et que celui-ci était resté irrité contre lui, je lui donnai pour premier conseil de quitter tout ressentiment contre le patriarche et de suivre docilement toutes ses vues et toutes ses pensées, car il pouvait beaucoup dans les circonstances présentes et passerait aux révoltés, si on ne cherchait pas à se le rendre favorable. — ’E^slyào syvcôxsivoxt, sx oiaoôpou yvcl)u.r,ç tw fj.syâ« àvT'.xa9î7Tr'xot. àpyispsl, xal ouaopyu; elyyv sxs Ivo; aùxw, yvwar.v aùxw -rcptoxr.v xaûv^v eurr'vs yxa, -àaav aùxù Gwcfopàv oiaXû'Ta'TOat., xai si; Taux© sxslvtp <7UvsX9si.7 xal axsp.p.a xal cspovçpa, sv xoï; xowjxo».; uàÀ'.oxa ouvapivw xaipol; xal auv£p.d)r,- (to ulsvo) vois “’jpavvîUTaaiv, si p.à| “poXàêot, xoûxov slç àxpiësaxàxTiV olxstuaiv » La suite allait prouver combien ce conseil était judicieux; mais il ne fut pas suivi, probablement par timidité. Michel VI tenta d’arrêter les révoltés par la force, il put rassembler en hâte les quelques troupes qui occupaient les provinces d’Occident; elles passèrent en Asie et furent anéanties à Adès, grâce à la vigueur de Kckaumenos Katakalon (milieu d’août 1057 1 2). Dès lors, la cause de Michel VI fut perdue; ne sachant plus comment venir à bout de la sédition qui menaçait son trône, il prit les mesures les plus contradictoires. Après avoir fait prêter des serments terribles aux habitants de Constantinople et forcé les sénateurs à signer l’engagement de ne jamais reconnaître Comnène pour souverain 3, il se résolut quelque temps après à traiter avec ce même Comnène et lui envoya une ambassade.

Psellos a fait allusion dans plusieurs de ses œuvres à la négociation qu’il fut chargée de conduire lui-même. Le récit le plus détaillé et le plus vif qu’il ait laissé se trouve dans ses Histoires : il concorde parfaitement, d’ailleurs, avec ceux que l’on trouve dans les oraisons funèbres de Michel Cerularius et de Constantin Lichudès, ainsi que dans l’acte d’accu-

Page 1