‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 287 sur 324 · ld. : « '0 ÈVTEiXdptsvo; tpoveùaat, epovsù; xpivsxai · texte numérisé non relu

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entraîne ici Pscllos, il est permis de penser que ce tableau est vrai dans son ensemble. Michel Cerularius n’en était pas à sa première émeute ; aussi bien qu’en 1053, au moment de la violation des Eglises latines, et qu'en 1054, lors du départ des légats romains, il fit appel pour triompher aux passions démagogiques. Comme en 1053 un dignitaire de l’Église de Constantinople était à la tête des émeutiers 1 ; dans leurs rangs se montraient des moines, armés, comme plus tard ceux de la Ligue, par-dessus leurs habits. On est donc obligé de conclure, comme le fit Psellos, que Michel Cerularius est bien responsable des violences qui ensanglantèrent alors la ville. S’agissait-il pour le patriarche de se venger de ses seuls ennemis, ou bien voulait-il présenter à Isaac Comnône une ville complètement soumise par la terreur? La première explication est malheureusement la plus plausible : les partisans de Michel VI étaient en nombre infime ; toute la ville, les chroniqueurs en témoignent, était prête à se donner à Comnène. Il faut donc croire que les massacres du 31 août 1057 eurent pour victimes ceux qui étaient suspects d’opposition au patriarche, soit par leurs opinions religieuses, soit par leur attitude politique. Michel Cerularius fut donc, pendant vingt-quatre heures, le roi de Constantinople et il employa son pouvoir à se venger de ses ennemis.

Ce fut grâce à cette initiative qu’Isaac Comnène reçut l’empire sans contestation. Avant les événements de Sainte- Sophie, il n’existait entre les deux empereurs qu’une sorte d’armistice. Michel VI acceptait Isaac pour collègue, mais il le mettait ainsi vis-à-vis de lui-même et de son armée dans une situation équivoque. Il avait bien promis d’abdiquer en sa faveur, mais c’était là une parole vague et sans garantie. Des difficultés de toute sorte menaçaient le nouvel empereur : d’un seul coup Michel Cerularius les trancha. Il força le vieil empereur à abdiquer ; il s’empara de Constantinople par l’émeute, mais pour la remettre entièrement pacifiée

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