CHAPITRE PREMIER
les sentiments acrimonieux de l’époque de Photius, la masse des fidèles n’était nullement disposée à voir s’accomplir le schisme définitif qui devait faire deux mondes séparés des pays d’Orient et d’Occident. Il n’y avait entre ces deux parties de la chrétienté aucune haine profonde, aucune incompatibilité qui leur défendît d’entretenir ensemble des rapports évangéliques. Au moment où Michel Cerularius monta sur le trône patriarcal de Constantinople, en 1043, la paix entre les deux Églises semblait devoir être éternelle : huit ans plus tard, elle était troublée. Comment ce revirement se produisit-il? Quels furent ceux qui peuvent en partager devant l’histoire la responsabilité?