Psellos, t. I, p
5. Constantin Manassès, Migne, Pat. Gr., t. CXXVII, p. 454; — Zonaras,
XVII, 21;— M. d’Attalie, p. 47 : « AwpTUAaxix&i; -ce xa>. pautXinû; eùspvexeTv ëiu-
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dre *, n’hésita pas à dilapider les trésors amassés par ses prédécesseurs. D’ailleurs, les objets de ses dépenses excessives étaient toujours les mêmes : tout l'argent dont il disposait passait aux constructions d’églises ou à ses nombreux favoris et favorites.
Psellos nous donne de complaisants détails sur l’église Saint-Georges dont il entreprit la construction. Les commencements en furent très modestes et les fondements ne semblaient pas annoncer un monument grandiose 2. Au bout de quelque temps les projets de l’empereur devinrent plus ambitieux : il voulut rivaliser de faste avec toutes les constructions connues. Il fit tracer une plus grande enceinte et bouleverser les fondements; ceux-ci furent remplacés par d'immenses piliers qui servirent à soutenir un édifice luxueux où l’or éclatait à côté des couleurs les plus variées. Bientôt l'argent manqua, il fallut suspendre les travaux et ce temple demeura inachevé, en ruines avant d’avoir vécu 3.
Ce défaut de calcul était encore poussé plus loin lorsqu’il s’agissait de gratifier ceux à qui l’empereur accordait sa confiance. Tous les historiens ont gardé la vive impression de ces excès de faste et la chronique de Constantin Manassès ne trouve pas d’expression assez forte pour en donner l’idée ; elle compare ces dons à un Pactole, à un océan d’or qui coulait à la fois de tous côtés 4. Sclérène fut la première à profiter de ces largesses : un jour, ne sachant comment lui être agréable, Constantin prit une immense coupe de bronze ornée de sculptures, l’emplit de joyaux et la lui envoya 5. Le
1. Pendant la révolte de Georges Maniacès, en 1042, et celle de Léon Tornicios, en 1047.