‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 76 sur 324 · Psellos, t. I, pp · texte numérisé non relu

Psellos, t. I, pp

2. Id.,p. 178 : « 'Opàç, Itpr„ ita[nrov/,pov dfvOpiüitov, ipâ yàp Un...

3. Psellos, t. I, pp. 145, 155-155; — Cedrenus, t. II, pp. 551-552, 563 ; — Zonaras, XVII, 24.

Kekaumenos Katakalon qui refusa plus tard l’empire par modestie *, ou dans l’ordre civil Constantin Lichudès qui succéda, sur le trône patriarcal, à Michel Cerularius; il ne sut pas s’en servir. Il confia souvent des armées à des généraux ignorants, à des eunuques qui l’avaient protégé jadis pendant son exil1 2 ; il envoya Constantin Lichudès en disgrâce pour le remplacer par le Romain Boïlas de si triste mémoire 3 et, dans son humeur inconstante et capricieuse, nous dit Psellos, il distribua les premières charges au hasard, comme si elles avaient été jouées aux dés 4. Jamais, ajoute le même historien, il ne fut semblable à lui-même; il changeait sans cesse d’avis et c’est certainement à ses indécisions que sont dus les malheurs de son règne. Il ne sut pas détourner à leur naissance les deux orages qui se formaient aux deux points opposés de son empire : le Normand à l’ouest et le Turc à l’est. Les historiens postérieurs, comme Cedrenus et Zonaras, l’accusent donc avec raison d’avoir préparé les maux dont ils ont été les témoins.

Tel est l’empereur qui dispose des destinées de Byzance au moment du schisme. Au milieu de ses contradictions, de ses compromissions et de toutes ses faiblesses, on entrevoit surtout son immense désir de garder la couronne et de jouir en paix des moyens que le pouvoir lui donne pour satisfaire ses passions. Il n’est énergique que lorsqu’il sent ce pouvoir sérieusement menacé; alors, il sort de son apathie, organise des troupes et des secours et ne craint pas de s’exposer luimême aux coups. Le danger passé, il retombe dans l’indolence, s’enferme dans son palais et se bouche les oreilles pour ne pas entendre la plainte des provinces ravagées par les ennemis et les exactions, ou les malédictions du peuple sur les hontes de sa conduite privée. Ce qu’il désire avant tout, c’est le repos. Psellos nous dit qu’en montant sur le

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