‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 78 sur 324 · II. — LE PATRIARCHE · texte numérisé non relu

II. — LE PATRIARCHE

Avant d’obtenir l’honneur le plus haut que pût décerner l’église grecque, Michel Cerularius avait traversé comme Constantin IX une période très critique et, s'il différait de lui par son caractère, dans son passé, il avait vu comme lui de près l’exil et même la mort. Lui aussi avait cru à son étoile et le même coup de fortune qui fit Constantin empereur l’éleva au rang de patriarche de Constantinople.

Comme l’empereur il appartenait à une famille sénatoriale de Byzance 2. Son aïeul surtout avait joui autrefois d’une grande notoriété et le souvenir de son bisaïeul venait rehausser sa dignité patriarcale 3. Son père était un digne fonctionnaire qui obtint la charge importante de garde des trésors impériaux et laissa une réputation d’intégrité et de fidélité à toute épreuve 4. Quant à sa mère, Psellos, dans l’Oraison funèbre qu’il a prononcée de Cerularius, nous

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