FOG I
dans son corsage étriqué, entra. Les brides déteintes de sa capote encadraient son visage flétri ; les joues molles se creusaient au coin des lèvres en sillons de chagrin.
— Je viens vous remercier, chère Madame, je pars pour ma « place ».
Et elle tendit ses mains serrées dans des gants de laine raccommodés.
Une joie éclairait cette figure qui semblait, comme ses vêtements, délavée par les fogs.
Sa voix plaintive se faisait triomphante. : « Ma place! »
Elle se tourna vers Pauline :
— Ah! jeunesse, ce n'est rien de chercher une situation quand on a vingt-cinq ans.
Mais plus tard, vous verrez ! On est vieux, on est laid, on est usé. Personne ne veut plus de vous, et il faut bien vivre tout de même.
— Pauvre créature! murmura la secrétaire en la suivant des yeux. Il était temps ! Elle n'avait plus qu'un shilling dans son portemonnaie...
Elle saisit la main de la jeune fille.
— Allons, au revoir, mon enfant. Vous avez des amis ici. Et nous penserons à vous. Nous vous aiderons. Courage!
Ce soir-là, dans sa petite chambre, Pauline