‹ Le sculpteur de ChristsChapitre 6 sur 14 · I 56 FOG · texte numérisé non relu

I 56 FOG

ser son cœur. Il est trop difficile de vivre, trop difficile de lutter dans la grande ville, brutalement indifférente.

La porte s'ouvre encore. Son tour est venu.

On la fait entrer dans un petit salon, où, devant une table encombrée de papiers, est assise la secrétaire du Home qui la regarde venir avec un sourire. D'une voix bonne et tranquille, elle lui demande son nom, son âge. Et Pauline dit tout : les longues courses dans le brouillard, ses tâtonnements, les échecs, les humiliations. Ses yeux se remplissent de larmes, et elle parle de sa mère, si pauvre, maintenant que le fils aîné, infirme, ne peut plus travailler.

— Nous vous aiderons, mon enfant. 11 ne faut pas vous décourager. Je vous trouverai facilement une place de bonne, si...

Remarquant le geste de Pauline, elle reprit :

— Ah! oui, je sais, vous trouvez cela humiliant. Vous êtes toutes ainsi ! Mais il y a trop d'institutrices ; on les paie à peine. J'en connais qui ne savent pas même leur langue. Je ne dis pas cela pour vous, mon enfant, vous avez vos diplômes.

On frappa. Une vieille femme, très forte

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