‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 18 sur 132 · Ibid , p · texte numérisé non relu

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milles des travailleurs, une autre à créer des œuvres d'assistance et à accroître sans cesse le capital et la puissance de l’association par l'achat de nouvelles terres.

Quels résultats le prince Louis-Napoléon attend-il de cette institution ? L'amélioration de la condition physique et morale des ouvriers, un développement considérable et harmonieux de toutes les branches de la production (1), en un mot l'extinction du paupérisme, Ce système d'échanges de travailleurs entre l’agriculture et l’industrie, doit être en effet particulièrement favorable à la santé des ouvriers qui se trouveront ainsi employés à un labeur salubre. D’autre part, le défrichement des terres incultes et l'accroissement des surfaces mises en cultures doivent retenir loin des agglomérations industrielles beaucoup d'individus qui, sans cela, auraient été grossir dans les villes la masse des sans-travail, « car il est sûr que l’ouvrier, certain de trouver dans les colonies agricoles une existence assurée,n’acceptera du travail dans l’industrie privée qu’autant que celle-ci lui offrira des bénéfices au delà de ce strict nécessaire que lui fournira toujours l’Association générale (2) ». Par ce système, l’équilibre entre l'offre et la demande du travail sera donc établi, et il n’y aura plus pour les ouvriers ni chômages redoutables, ni baisses de salaires, grâce à l'initiative des prud’hommes qui canaliseront utilement toutes les activités dis-

ponibles.

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