Ibid., p. 129 à
RO menses et d'autant plus que, dans une association bien établie, les dépenses sont toujours moindres que dans les exploitations particulières (1). » Au reste, La vie sera dure, dans la colonie, où tout le monde, employé suivant ses forces, sera rationné et discipliné militairement (2). |
Mais aussi rigoureuse que puisse paraître une telle organisation, il ne faut point voir dans cette hiérarchie et dans cette réglementation minutieuse un instrument d'oppression vis-à-vis des ouvriers. Provenant tous de l’élection, les chefs n’auront en fait d’autres devoirs que de « régulariser le travail et d’exécuter la volonté générale (3) >. Et cette discipline ne serait-elle pas la vraie liberté ? Liberté d’autant plus grande que, grâce à un système particulier de répartition, l’ouvrier ne serait enchainé à La colonie par aucun lien économique : en quittant l’atelier agricole pour rentrer à l’usine, il ne perdrait aucun de ses droits au produit, même différé, de son travail. «On prélèvera sur les bénéfices de chaque établissement une somme destinée à créer une masse individuelle. Ce fonds constituera une véritable caisse d’épargne qui délivrera à chaque ouvrier au moment de son départ une action dont le montant sera réglé d’après ses Jours de travail, son zèle et sa bonne conduite (4). » Mais avant d'opérer ce prélèvement, une
part des revenus servira à assurer la nourriture des fa-