‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 34 sur 132 · Exposé des motifs du décret du 25 mars · texte numérisé non relu

Exposé des motifs du décret du 25 mars

2. Le 8-10 mars 1848, le Gouvernement Provisoire avait créé dans toutes les mairies des bureaux de placement « dressant des tableaux statistiques de l’offre et de la demande du travail », pour faciliter les rapports entre les personnes qui cherchent un emploi et du travail, d'une part, et celles qui demandent des travailleurs ou des employés, de l’autre. Le préfet de police Caussidière interdit même à la suite de certaines réclamations, le placement libre (25 mars), et confia le service du placement aux associations ouvrières ou à des préposés nommés par les ouvriers, Mais un jugement re l’illégalité de cette

mesure ef le placement libre reparut.

d'ouvriers pour des travaux urgents, faute de renseignements sur les lieux oùils pourraient s’en procurer ; tandis que, d’autre part, dans le même moment, de nombreux ouvriers n’ont pas d’ouvrage faute d’indications sur les personnes qui pourraient leur en fournir (1) ».

Ce sont ces travaux préparatoires qui, après le 2 décembre, ont été repris par la commission. Elle n’admit pas la gestion par l'État des bureaux de placement. Elle craignait qu’on y voie une atteinte à la liberté du travail ou même une application de certaines doctrines socialistes. Elle craignait surtout que, dans les cas de manque de travail, on en fasse remonter la responsabilité au gouvernement qui s'était chargé de le répartir. Aussi le décret institua seulement la réglementation et la surveillance administratives des bureaux de placement, non seulement au nom de l'intérêt des ouvriers, mais dans l'intérêt de l’ordre public qui aurait moins de chance d’être troublé par des chômages. Mais ces préoccupations de police n’ont eu qu’une place accessoire dans l’esprit du gouvernement et on n’en trouve nulle trace dans les cireulaires ou dans l’ordonnance rendue par le préfet de police, pour faciliter l'exécution de la loi (2). L'autorisation préalable à

l’ouverture d’un bureau de placement, la fixation des

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