‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 4 sur 132 · Sismondi, Nouveaux principes, II, 337 ; ibid., Il · texte numérisé non relu

Sismondi, Nouveaux principes, II, 337 ; ibid., Il

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disparition), du moins en ne restant pas indifférent aux salaires quand l'entrepreneur spécule sur l’abondance de l'offre du travail pour méconnaitre les droits de l'être humain qu'est l’ouvrier.

Cette action de l’État, plusieurs économistes de l’école libérale la réclament avec Sismondi. J.-B. Say déclare que « le maïtre et l’ouvrier ont à la vérité besoin l’un de l’autre », mais il reconnaît que, puisque « le besoin du maître est moins pressant... il est bien difficile que cette différence de situation n’influe pas sur les salaires ». Et il conclut : « La loi doit prêter quelque force à celui des deux contractants qui est nécessairement dans une position tellement précaire et dominée qu'il est quelquefois forcé d'accepter des conditions onéreuses (1). »

Villeneuve-Bargemont réclame aussi l’action immédiate des lois et des institutions pour permettre aux travailleurs de résister par l'association entre ouvriers ‘de mêmes métiers à l’oppression de cette féodalité nouvelle, l’aristocratie de l’argent et de l’industrie.

Adolphe Blanqui, quoique partisan de toutes les idées de liberté en matière commerciale, reproche à l’école anglaise de ne considérer l’individu que comme un instrument d’acquisition de richesses (2). Et il exige de l'État plus que Sismondi et Say : non seulement il

demande son intervention pour « défendre l'emploi des

1. J.-B. Say. Cours complet d'Économie politique, 2 édit., tome IT, p. 49 et 50.

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