‹ Le Second Mari, comédie en trois actes et en versChapitre 17 sur 44 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

DIEUDONNÉ, puis COURVILLE.

„ DIEUDONNÉ , mu! , dan, la p'ui g< and troobl*.

Il n’est pas fait encore, a-t-elle dit ! Qu’apprends-je?

Il n’est pas fait encore! Ah ! quel effet étrange Ces deux mots... Car, enfin , qu’auralt-elie entendu, Sinon que tout espoir n’est pas encor perdu ? Etqu’Isaurc! Ah t mon Dieu! le bonheur, la surprise.. Je ne sais où j’en suis, et ma télé se brise.

A moi cette lueur! ce rêve d’avenir!

Qui m’eût dit que mon cœur pût encor contenir Tant de joie, et qu’un jour...

COURVILLE, rentrant par la çabebe, un p» irr i la main.

Voilà : je vous rapporte

Vos instructions.

DIEUDONNÉ, •citant de m rêverie.

Quoi ?..

Vous sentez qu’il importe D’en bien saisir l’esprit , car, sans être lié Par ia lettre...

DIEUDONNÉ, i part , aves effroi.

Ah ! mon Dieu ! je l’avais oublié!

COURVILLE

Ainsi donc vous tiendrez votre valise prèle Pour demain. Moi , je vais dire que l’on arrête Une place au courrier... Eh bien! qu’avez -vous donc? Vous paraissez troublé!

DIEUDONNÉ

C’est vrai, Monsieur... Pardon !

COURVILLE

J’y suis-, l’émotion naturelle à votre Age,

Du reste; le plaisir de cc premier voyage...

DIEUDONNÉ

C’est qu’au contraire...

COURVILLE

Eh bien ! toujours embarrassé!

DIEUDONNÉ

C’est qu’en effet, Monsieur, je n’ose... Je ne sai Comment vous dire...

COURVILLE

Quoi?

DIEUDONNÉ

Que cet honneur insigne, Je n’ose pas... je crains de n’en être pas digne. Plus lard... si vous daignez encore y consentir...

COURVILLE, étonné.

Comment! mais vous étiez si pressé de partir.

Tout à l’heure!

DIEUDONNÉ

En effet, d’abord... ia perspective Brillante... Mais , depuis, une élude attentive M’a fait considérer qu’à mon âge... à vingt ans...

COU R VI IXE , dont rdooncmml l'tccralt

Tant de réflexions ! et dans si peu de temps ! DIEUDONNÉ.

J’espère un jour, Monsieur, me faire mieux entendre ; Mais jusque-là , le seul bienfait que j’ose attendre. S’il est vrai que mon zèle en ait pu mériter, Monsieur, c’est la faveur de ne vous point quitter. COURVILLE.

Ainsi ?..

DIEUDONNÉ

Veuillez donc bien recevoir mon excuse.

Monsieur , et surtout croire aux regrets...

COURVILLE, h part.

Il refuse!

DIEUDONNÉ

Ne me retirez point, de grâce, vos bontés.

Et croyez bien , ici , qu’il a fallu...

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Sortci.

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