SCÈNE IJL
DIEUDONNÉ, puis LE COMTE, ensuite TOM.
DI KG DONNÉ, «eul.
Hélas! c’est sur lui seul, aujourd’hui, que je compte I Dans l’état où je suis...
Le Comte entre par In fond.!
C’est vous, monsieur le Comte !
LE COMTE
J’apporte le coupon que j’ai fait retenir.
Madame n’est pas là?
DIEUDONNÉ
Je vais la préveuir.
LE COMTE
Que de bonté , Monsieur I
(Dieudoiicé *orl par la iirv : t«.)
(Seul.)
Je suis seul, Je respire!
Mou Dieu ! quels senlimens cette maison m’inspire ! Je me retranche, eu vain, dans cet air affecté De dissipation et de légèreté;
Je suis prlst Sur ma foi, l’aventure est étrange! Qui m’eût dit , moi , lion , moi , comte de Varangc, Que je serais un jour le lion amoureux !
J’aurais traité cela de fable! Il est heureux ,
Ce Courville! Du moins, à mes projets fidèle.
J’ai trouvé le moyen de me rapprocher d’elle.
Mais Dieu sait, je le dis, à ma confusion ,
Tout ce que m’a coûté la transformation I .Me faire industriel , mol, rêveur fantastique,
Mêler la poésie avec l’arithmétique ,
Et, c’est le dernier coup que Dieu me réservait, Méditer les rapports de monsieur Jolllvet!
Pour me dédommager, du moins , cette soirée, Grâces à l’Opéra , lui sera consacrée.
N’ai-Jc oublié rien ?.. Ah I l’important ! J’y manquais. Etourdi que Je suis t oublier les bouquets !
Je suis distrait, depuis quelque temps, c’est unique!
(Tom tort <!« la cbambrr à pioche, cl.arpe de malle* etd'cfltU qui mhiI ce ii**» ceu* de Dicudonni. I.e Comte l'anûle.)
Mou ami, voulez-vous bien dire à Dominique,
Mon chasseur , vous savez. , U est là qui m’attend , Qu’il aille, de ma part , commander, à l’instant , Deux bouquets ; cl , surtout , qu’il fasse diligence.
Dès qu’on les enverra , vous aurez l’obligeance De les porter, vous même, à ces dames.
Sur tnoi, Monsieur, j’y vais; seulement, permette/,