SCÈNE Y
COURVILLE , seul.
Elle m’aime 1 Ali! j’avais besoin de ce mot-là,
Car cette lettre... Allons , oublions tout cela ;
Je ne suis pas fâché, vraiment, de me remettre,
Et puisqu’enfin J’ai l'Ame en paix... Maudite lettre!
( Il »r promène. *
Car c’est plus fort que moi ; mais, là, comme un frisson, J’ai senti dans mon cœur se glisser un soupçon , Autrefois... Mais que dis-je ? et quelle Idée horrible ! Quoi ! le nom d’une enfant!.. Non , non , c’est Impos- Voilà comme Je suis , pauvre fou qui ne sai (sible; Trouver, dans le présent, qu'un reflet du passé!
Ce refus de partir, c’est , comme pour moi-même , La crainte de quitter une femme qu’il aime.
Cette lettre? une ruse, un moyen, dont J’usai,
Pour s’écrire, à couvert sous un nom supposé; Tout...
( Apercevant le» bouquet* rntéi »ur la table.)
Jusqu’à ce bouquet , qu’une enfant étourdie Apporte, sans savoir, me devieut perfidie!
lit prend un drt bouquet'.)
Pauvres fleurs ! Ah ! Je suis bien ingrat envers vous, A qui j’ai dù , Jadis , laut de inomens si doux J Heures des rcudez-vous.quc nos cœurs savaient lire!
(Il compte machmalrment Irflcut.du bouquet.)
Deux roses: c’était clair, et cela voulait dire...
'■ Dru* heum loiincn: a la pendule.)